Vendredi, 18 septembre 2026-Détenu depuis plus de trois mois à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, Barnabé Milinganyo, autorité morale du Rassemblement pour le changement du Congo (RCC), est au centre d’un plaidoyer adressé au président de la République. Fidel Fido Saïd El Omar, secrétaire permanent du RCC, appelle Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à favoriser sa libération afin de lui permettre de participer aux assises du dialogue national.
Dans une adresse au chef de l’État, le responsable du RCC présente cette demande comme une mesure de décrispation susceptible de renforcer la confiance entre les acteurs appelés à prendre part au processus.
Pour le parti, la participation aux assises doit pouvoir concerner les différentes sensibilités politiques. La situation de Barnabé Milinganyo est ainsi placée au cœur de cette revendication.
Fidel Fido Saïd El Omar appelle le président de la République à saisir l’ouverture du dialogue pour poser un geste en faveur de l’apaisement.
Le secrétaire permanent du RCC précise que son parti ne lui demande pas de se substituer à la justice ni d’effacer les procédures en cours.
« Nous ne vous demandons pas d’effacer le droit. Nous ne vous demandons pas de vous substituer à la Justice », souligne-t-il.
Le plaidoyer porte sur la possibilité de permettre à Barnabé Milinganyo, détenu depuis plusieurs mois, de retrouver sa liberté et de prendre part aux discussions nationales.
« Ouvrez aussi la porte de la clémence »
Dans son message, Fidel Fido Saïd El Omar en appelle à la clémence du chef de l’État.
« Monsieur le Président de la République, nous vous implorons, au nom de l’apaisement et de l’intérêt national, de permettre à Barnabé Milinganyo, fils de la RDC et autorité morale du RCC, de retrouver sa liberté afin de participer aux assises du dialogue national. Depuis plus de trois mois, il demeure détenu à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Nous vous demandons de saisir cette occasion pour poser un geste de décrispation, d’ouverture et de confiance. Que Barnabé Milinganyo puisse quitter sa cellule et venir porter sa voix autour de la table du dialogue, comme tout Congolais appelé à contribuer à la recherche de la paix et de la cohésion nationale ».
Pour le secrétaire permanent, cette démarche permettrait à l’autorité morale du RCC de prendre part directement aux échanges portant sur l’avenir du pays.
Un appel au dialogue et à l’apaisement
Le RCC réaffirme son adhésion au principe d’un dialogue national inclusif. Le parti souhaite que les différentes composantes politiques et sociales puissent y être représentées et exprimer leurs positions.
La mobilisation de la Coalition Article 64 du 15 septembre est évoquée dans la déclaration de Fidel Fido Saïd El Omar comme un élément du contexte politique actuel. Toutefois, le cœur de son message demeure la situation de Barnabé Milinganyo.
Le responsable du RCC invite ainsi le chef de l’État à écouter les différentes sensibilités et à créer les conditions d’une participation dans un climat de confiance.
« Que celui qui a parlé hier depuis une cellule puisse demain parler autour de la table du Dialogue », plaide-t-il.
Une main tendue au chef de l’État
Fidel Fido Saïd El Omar présente enfin la démarche du RCC comme une main tendue au président de la République.
« Ouvrez la porte du dialogue. Ouvrez aussi la porte de la clémence », lance-t-il.
À travers ce plaidoyer, le secrétaire permanent du RCC demande donc au chef de l’État de favoriser la libération de Barnabé Milinganyo, afin que celui-ci puisse prendre part aux assises du dialogue national.
Pour le RCC, l’enjeu est désormais de faire de cette participation un élément concret de la décrispation politique et de la recherche d’une cohésion nationale.
Samuel MULENDA


