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Élections : pour l’inclusivité (Tribune) !

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Jeudi, 1er Septembre 2023-Le processus électoral paraît irréversible. Jusqu’il y a peu, beaucoup d’acteurs politiques étaient dubitatifs. Ils s’attendaient à un dialogue politique.

Nous avions personnellement dit à qui voulait nous entendre qu’au premier mandat, accepter de glisser et tenir un dialogue politique sera préjudiciable au président en fonction qui perdrait toute légitimité et qui armerait ses adversaires politiques.

Il n’a d’autre choix que d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. C’est l’option qui se dessine.

Il est plus préférable que ce 4eme cycle électoral soit plus démocratique, transparent et inclusif.

À ce jour, certains leaders politiques ne sont pas partants. Certains voudraient encore obtenir la recomposition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle.

Ce qui parait utopique. D’autres réclament un nouvel audit du fichier électoral. Aussi légitimes que ces revendications puissent paraître pour des opposants, il est difficile qu’elles trouvent un écho favorable de la communauté nationale très engagée dans le processus en cours.

Plutôt que de s’attarder sur des revendications qui ne peuvent aboutir, les opposants feraient mieux de s’organiser et s’impliquer tous dans le processus et mettre sur pied un mécanisme qui renforcerait la transparence le jour de vote.

Déjà, la loi prévoit que les résultats soient affichés immédiatement bureau par bureau. Doter tous leurs témoins des smartphones leur permettra d’avoir les résultats de tous les bureaux en temps réel.

La majorité devrait faire la même chose de sorte que le soir du même jour, la tendance soit connue de tous comme ça se passe sous d’autres cieux.

Contrairement aux cycles passés, la tricherie sera plus difficile. Ceux des opposants qui persisteraient dans le boycott se rendront eux même mauvais service.

Ils perdront beaucoup de leurs cadres et militants qui ne les suivront pas dans leur suicide.

Ils auront du mal à se refaire une santé politique après cinq ans. La société civile avec en tête les églises aurait pu prendre contact avec tous les acteurs politiques pour les pousser à rejoindre le processus électoral plutôt que de se mettre en marge ou de se comporter comme partie prenante aux élections.

Un boycott est significatif et remarquable quand les boycotteurs ont la maîtrise de la rue et sont capables de perturber les élections par des actions des masses qui durent dans le temps.

Or , chez nous, même les partis qui prétendaient avoir la maîtrise de cette rue n’ avaient jamais réussi à l’investir pendant plus d’un jour.

Les manifestations de quelques heures ont toujours été dispersées avec coups de canons. Dans ce contexte, c’est illusoire de se croire capables d’obtenir ce que l’on veut par le boycott.

Il n’est jamais tard pour mieux faire. Il faut se raviser.

En son temps, nous avions par une analyse objective dit directement au Président sortant JKK qu’il fallait saisir la main tendue du PR pour rejoindre l’ USN et peser de l’intérieur avec possibilité de garder la Primature.

Nous l’avons prévenu que s’il basculait dans l’opposition, son camp allait se vider. C’est ce qui est arrivé.

À son tour, le sage Kitenge Yezu avait rappelé notamment ceci à cette ancienne majorité parlementaire : On ne peut pas rattraper une occasion après l’avoir perdue…

Aujourd’hui, nous prévenons ceux qui choisissent le boycott qu’ils sont entrain de signer leur mort politique.

Plutôt que de vivre des contestations après chaque élection, nous souhaitons que cette fois, les élections soient les plus inclusives et démocratiques possibles.

Que toutes les tendances politiques fassent un effort pour se rapprocher sur ce point . Après élections, nous devrions parler développement du pays plutôt que de sombrer dans des conflits et querelles interminables.

C’est la République qui en sortira gagnante.

MBIKAYI MABULUKI Steve

Député National

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