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Droits humains : après un an au sein du Gouvernement Suminwa II, Samuel Mbemba Kabuya met en avant les réformes et la proximité avec les victimes !

Lundi , 31 août 2026-Douze mois après son entrée en fonction dans le Gouvernement Suminwa II, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, dresse le bilan d’une première année marquée par des réformes institutionnelles, le renforcement des mécanismes de protection des populations et la promotion de la justice transitionnelle.

Dans un contexte national particulièrement difficile, notamment en raison de la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le ministère des Droits humains entend renforcer la présence de l’État auprès des citoyens et améliorer la prise en charge des victimes de violations des droits fondamentaux.

Parmi les principales actions mises en œuvre au cours de cette première année figure la redynamisation des divisions provinciales des Droits humains. Longtemps restées peu opérationnelles, ces structures sont désormais appelées à jouer un rôle accru dans la surveillance de la situation des droits humains sur le terrain.

Le ministère a ainsi engagé des travaux de construction, de rénovation et d’équipement de plusieurs infrastructures, notamment à Mbuji-Mayi, Kananga, Matadi, Kenge, Bunia et Mbandaka.

Ces divisions provinciales doivent notamment assurer des missions de veille, d’alerte, de médiation et d’accompagnement des populations confrontées à des violations de leurs droits. Un programme de renforcement des capacités des chefs de divisions et des agents provinciaux a également été lancé afin d’améliorer leur efficacité dans le suivi et le traitement des dossiers.

La justice transitionnelle au cœur de l’action

Autre priorité affichée par le ministre Samuel Mbemba Kabuya : la justice transitionnelle. Son département travaille à l’identification des victimes de violations graves des droits humains dans plusieurs provinces accessibles.

Cette démarche vient compléter les mécanismes de réparation déjà mis en place, notamment à travers le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV).

La vision défendue par le ministère repose sur quatre piliers : la recherche de la vérité, les poursuites judiciaires, la réparation des victimes et les garanties de non-répétition.

L’objectif est de contribuer à la restauration de la dignité des victimes, mais également de créer les conditions nécessaires à la réconciliation nationale et à une paix durable.

Une administration davantage tournée vers les citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, le ministère veut également renforcer son accessibilité. Les services des Droits humains accueillent et accompagnent des victimes issues de différentes catégories de la population, notamment les femmes, les hommes, les travailleurs, les consommateurs et les personnes vulnérables.

Selon cette approche, les services du ministère interviennent pour rechercher des solutions, faciliter les médiations et, lorsque des violations sont établies, orienter les dossiers vers les institutions compétentes.

Cette volonté de proximité vise à faire des structures chargées des droits humains de véritables relais entre les citoyens et l’État.

La protection des droits humains ne se limite toutefois pas au seul ministère des Droits humains. Son action s’inscrit dans une collaboration avec plusieurs autres départements, notamment le ministère du Genre, Famille et Enfant, ainsi que celui des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale.

Cette collaboration vise à assurer une prise en charge globale des victimes, allant du signalement des violations à l’assistance humanitaire, en passant par la protection sociale, l’accompagnement psychosocial et la réinsertion.

Dans la pratique, les rapports sur les violations des droits humains produits par le ministère servent notamment à alimenter les plaidoyers humanitaires. Les alertes recueillies sur le terrain peuvent également être transmises aux services compétents pour permettre des interventions urgentes concernant les abris, l’eau, les soins médicaux ou encore l’assistance aux familles affectées.

De son côté, le ministère du Genre intervient particulièrement dans l’accompagnement des femmes victimes de violences et dans la protection des enfants en rupture familiale ou en conflit avec la loi. Leur réinsertion scolaire et socioéconomique s’effectue en coordination avec les Affaires sociales, la Justice et d’autres secteurs concernés.

Placer la victime au centre de l’action publique

À travers ces différentes initiatives, le Gouvernement Suminwa II entend consolider une réponse plus coordonnée aux défis liés aux droits humains en République démocratique du Congo.

Après une première année consacrée notamment à la réorganisation des structures, au renforcement des capacités et à la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle, le ministère des Droits humains affirme vouloir poursuivre ses efforts pour rapprocher davantage l’administration des populations.

La protection des personnes, la réparation des victimes, la lutte contre les violations et le respect des droits fondamentaux demeurent ainsi présentés comme des priorités de l’action publique.

ITK

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