Dimanche, 1er novembre 2026-La menace de démolition qui pèse sur plusieurs habitations situées sur l’avenue Tsianga 2, dans le quartier Makelele, commune de Bandalungwa, suscite de vives préoccupations. Face à cette situation, Me Willy Wenga, avocat et chercheur en droit, s’est illustré par une intervention remarquée, mettant en avant son expertise juridique et son attachement à la défense des droits des citoyens.
Dans une interview accordée à l’Agence congolaise de presse (ACP), ce juriste a lancé un appel aux autorités compétentes afin qu’elles examinent avec attention la situation des habitants concernés, qui contestent une éventuelle opération de démolition attribuée au ministère provincial des Infrastructures.
Avec une argumentation fondée sur les principes du droit et le respect des garanties légales, Me Willy Wenga souligne que les parcelles visées ne figureraient pas parmi les sites identifiés comme étant occupés anarchiquement dans la capitale, conformément à l’arrêté n°006/CAB/MIN/AFF-FON/2006 du 17 janvier 2006.
L’avocat relève également que les propriétaires concernés n’auraient jamais été officiellement approchés dans le cadre d’une éventuelle procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique. Il affirme, par ailleurs, que plusieurs occupants disposent de titres de propriété et que leurs parcelles ne seraient pas comprises dans le tracé prévu pour les travaux envisagés.
Pour Me Willy Wenga, une opération de démolition justifiée par l’utilité publique ne saurait se soustraire aux exigences de la loi. Elle devrait impérativement être précédée d’une procédure régulière comprenant l’identification des biens concernés, la consultation des propriétaires, le dialogue avec les personnes affectées et, lorsque les conditions légales sont réunies, une juste indemnisation.
À travers cette prise de position, le juriste fait valoir sa maîtrise des questions foncières et des principes encadrant l’action publique. Son intervention met notamment en lumière la nécessité de concilier les impératifs de développement des infrastructures urbaines avec la protection des droits de propriété et des garanties reconnues aux citoyens.
Dans son plaidoyer, Me Willy Wenga sollicite particulièrement l’implication du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, afin que les droits des propriétaires soient préservés et que toute décision éventuelle soit prise dans le strict respect des procédures légales.
Il préconise également la création d’une commission indépendante et objective, au niveau de l’Hôtel de Ville de Kinshasa ou du gouvernement, chargée d’examiner les différents dossiers de démolition. Une telle structure permettrait, selon lui, de garantir la transparence des opérations et d’éviter des interventions sélectives susceptibles de porter préjudice aux droits acquis des citoyens.
Enfin, l’avocat demande à l’Hôtel de Ville de Kinshasa de surseoir à toute tentative de démolition des habitations de l’avenue Tsianga 2, en privilégiant une concertation sincère avec les habitants.
Pour Me Willy Wenga, le développement de la capitale ne doit pas se faire au détriment des droits des citoyens. Son appel se veut ainsi un plaidoyer pour une gouvernance urbaine responsable, fondée sur la légalité, l’équité, le dialogue et le respect de la propriété privée.


