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Pêche et Élevage : Jean-Pierre Tshimanga Bwana met en avant les réformes engagées pour renforcer la souveraineté alimentaire !

Mardi, 15 septembre 2026-À l’occasion de l’exercice de redevabilité sur la première année d’action du Gouvernement Judith Suminwa Tuluka, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Bwana, a présenté les principales réformes et réalisations menées dans son secteur. De la décentralisation de l’appui aux pêcheurs à la lutte contre la pêche illicite, en passant par la pisciculture et la modernisation du cadre juridique, le Gouvernement entend accroître la production nationale et réduire la dépendance de la RDC aux importations de poissons.

Sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministère de la Pêche et de l’Élevage affirme avoir engagé plusieurs actions destinées à renforcer la production halieutique et piscicole, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des communautés de pêcheurs.

« Nous avons travaillé pour augmenter la production halieutique, améliorer les conditions de vie de nos concitoyens, créer des emplois et renforcer l’aide apportée aux communautés de pêcheurs », a déclaré Jean-Pierre Tshimanga Bwana.

L’appui aux pêcheurs progressivement décentralisé

Parmi les premières réformes mises en œuvre figure la décentralisation de l’appui de l’État aux communautés de pêcheurs. Selon le ministre, l’accompagnement qui était autrefois principalement concentré à Kinshasa a progressivement été étendu aux différentes provinces du pays.

Cette politique s’est notamment traduite par la distribution de matériels de pêche, mais aussi par l’organisation des pêcheurs et des mareyeuses en unions et communautés. Leur identification vise également à permettre au ministère de mieux encadrer les acteurs du secteur et d’améliorer la gouvernance des ressources halieutiques.

La lutte contre la pêche illicite constitue également l’un des axes majeurs de l’action du ministère. Jean-Pierre Tshimanga Bwana met particulièrement en garde contre certaines pratiques qui contribuent à la destruction des écosystèmes aquatiques.

« La pêche illicite, c’est la pêche qui tue la pêche », a-t-il martelé, dénonçant notamment l’utilisation de moustiquaires et de produits toxiques pour capturer les poissons.

Ces pratiques, souligne-t-il, compromettent le renouvellement des espèces et menacent à terme les moyens de subsistance des communautés qui dépendent de la pêche.

Pour y remédier, le Gouvernement mène des actions de sensibilisation auprès des pêcheurs sur le respect des calendriers de pêche et des normes en vigueur. La remise de certains équipements est également conditionnée au respect des bonnes pratiques et de la réglementation.

Un nouveau cadre juridique pour moderniser le secteur

Sur le plan institutionnel, le ministre met en avant l’adoption de la loi sur la pêche et l’aquaculture, présentée comme une avancée importante pour l’organisation et le développement durable de la filière.

Le ministère a également conclu une contractualisation avec l’Office national de la pêche et de la conchyliculture du Maroc. Ce partenariat doit permettre de bénéficier d’un accompagnement technique et de renforcer les capacités du secteur de la pêche en RDC.

La pisciculture figure aussi parmi les priorités du Gouvernement. L’État accompagne les pisciculteurs afin d’accroître la production nationale de poissons et de contribuer à la réduction des importations.

Dans cette perspective, un mécanisme d’identification et d’enregistrement des pisciculteurs est progressivement mis en place. Il doit permettre un meilleur suivi des bénéficiaires et une gestion plus efficace des appuis publics, en collaboration avec les ministères du Budget et des Finances.

Pour le ministre, le développement de la pisciculture constitue un levier important pour répondre à la demande croissante de la population et renforcer la sécurité alimentaire.

Le projet des bateaux de pêche relancé

S’agissant du projet d’acquisition de bateaux de pêche, Jean-Pierre Tshimanga Bwana a tenu à préciser qu’il avait hérité d’un dossier déjà engagé avant son arrivée à la tête du ministère. Des commandes avaient notamment été effectuées en Espagne et en Égypte.

Le Gouvernement travaille désormais avec le partenaire concerné afin de relancer le projet sur de nouvelles bases techniques et financières. L’objectif est notamment d’adapter les embarcations aux réalités et aux besoins des différentes zones de pêche du pays.

La réduction de la dépendance de la RDC aux importations de poissons demeure l’un des objectifs affichés du ministère. Jean-Pierre Tshimanga Bwana estime que le pays dispose d’un important potentiel halieutique et piscicole qui pourrait permettre d’accroître significativement la production nationale.

« Nous devons travailler ensemble pour produire suffisamment afin de nourrir les Congolais et réduire notre dépendance aux importations de poissons », a-t-il soutenu.

La réalisation de cet objectif passe, selon lui, par la poursuite des investissements, l’encadrement des pêcheurs et le développement de la pisciculture.

Une approche interministérielle pour renforcer la sécurité alimentaire

Le ministre souligne enfin la nécessité d’une action concertée entre les différents départements du Gouvernement. Une synergie a ainsi été instaurée entre les ministères de la Pêche et de l’Élevage, de l’Agriculture et du Développement rural, ainsi que d’autres secteurs concernés.

Cette collaboration vise notamment à développer les bassins de production, améliorer les infrastructures de desserte agricole et renforcer les chaînes de valeur agroalimentaires.

Avec l’appui de partenaires au développement, notamment la Banque mondiale, le Gouvernement entend ainsi consolider ses interventions en faveur de la sécurité alimentaire et du développement du monde rural.

À travers ces différentes actions, le ministère de la Pêche et de l’Élevage entend inscrire son intervention dans une perspective de transformation durable du secteur, avec pour ambition de faire de la production nationale un instrument de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et d’amélioration des revenus des communautés rurales et de pêcheurs.

ITK

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