
Jeudi, 5 juin 2025-Kakanda, cœur minier du Lualaba, est en train d’être saigné à blanc sous les yeux d’un État défié. Sur le site de Boss Mining, des minerais sont extraits illégalement, transportés par des réseaux souterrains et blanchis dans une impunité révoltante. Les circuits de contrebande se consolident, alimentant des unités de traitement telles que Mikas (Huayou), Kai Peng Mining ou CJCMC, toutes opérées par des ressortissants chinois et libanais.
Une opération de prédation parfaitement huilée, qui contourne les mécanismes de traçabilité et piétine la souveraineté économique de la République démocratique du Congo.
Et ce, malgré la récente visite du chargé de mission du Président de la République dans le Grand Katanga, notamment à Kakanda. Cette visite, censée renforcer les dispositifs de contrôle, semble n’avoir eu aucun effet dissuasif sur les réseaux mafieux qui orchestrent ce pillage.
Pendant que les minerais congolais s’évaporent dans des filières opaques, les populations locales restent plongées dans la pauvreté, et l’État perd chaque jour des millions de dollars de recettes fiscales.
Cette situation met à mal les efforts de transparence portés par le Ministère des Mines engagé dans une politique de gouvernance responsable du secteur extractif.
« Jusqu’à quand la RDC va-t-elle tolérer cette saignée minière organisée ? Où sont les contrôles ? Où sont les sanctions ? Où est la justice ? », s’interrogent bon nombre de congolais.
Il est urgent que des mesures fortes, visibles et exemplaires soient prises contre ces réseaux de prédation, avec des enquêtes indépendantes, la suspension des unités de traitement complices et la mise en place d’un mécanisme de traçabilité rigoureux, supervisé par des organes intègres.
Dossier à suivre !
ITK



