Mercredi , 2 septembre 2026-Neuf semaines après avoir été enfouie sur la côte de Muanda, dans la province du Kongo-Central, la dépouille de la baleine échouée sera officiellement exhumée afin de permettre aux chercheurs de mener des études scientifiques approfondies. L’annonce a été faite mercredi par l’expert en environnement Malick Muamba, dans une déclaration à l’Agence congolaise de presse (ACP).
Selon Malick Muamba, cette décision intervient à la suite d’une annonce de la ministre de l’Environnement, Marie Nyange, lors de son passage à Muanda. L’opération devrait notamment permettre aux scientifiques d’examiner la dépouille et de recueillir des informations susceptibles d’éclairer les causes de cet événement exceptionnel.
Pour l’expert en environnement, l’exhumation de la baleine ne doit pas être considérée comme une simple opération visant à récupérer une carcasse après plusieurs semaines d’enfouissement.
« L’exhumation de la baleine échouée sur la côte congolaise constitue une décision importante pour la recherche scientifique et la conservation de notre patrimoine biologique », a souligné Malick Muamba.
Il estime que l’intervention devra être menée dans des conditions particulièrement rigoureuses, compte tenu de la durée d’enfouissement de la dépouille.
« Cette opération ne devrait cependant pas être considérée comme une simple intervention technique destinée à récupérer une carcasse. Elle représente une véritable opération scientifique, qui doit être conduite selon un protocole rigoureux, documenté et multidisciplinaire », a-t-il ajouté.
Vers un protocole national ?
Au-delà du cas de la baleine de Muanda, cette opération pourrait ouvrir la voie à la mise en place d’un cadre national pour la gestion scientifique des grands mammifères marins et terrestres retrouvés morts sur le territoire congolais.
À l’issue du passage de la ministre de l’Environnement à Muanda, un plaidoyer a ainsi été formulé en faveur de la création d’une commission gouvernementale chargée d’élaborer un protocole national d’exhumation des grands mammifères.
Un tel dispositif permettrait, selon les experts, de mieux encadrer les futures opérations, en associant notamment les services de l’environnement, les chercheurs, les spécialistes de la faune et d’autres compétences scientifiques.
L’exhumation de la baleine de Muanda est donc appelée à dépasser le simple cadre de cet événement particulier. Elle pourrait constituer une occasion de renforcer la recherche scientifique en RDC et de mieux documenter les phénomènes d’échouage observés sur la côte congolaise.
ITK


