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Redevabilité – An 1 du Gouvernement Suminwa II : Floribert Anzuluni dévoile le bilan stratégique de l’intégration régionale !

Samedi, 12 septembre 2026-À l’occasion de l’An 1 du Gouvernement Suminwa II, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, accompagné du ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu, a présenté le bilan des actions menées au cours de cette première année d’exercice.

Face aux défis sécuritaires, diplomatiques et économiques auxquels la République démocratique du Congo est confrontée, le ministère de l’Intégration régionale affirme avoir engagé une dynamique de repositionnement stratégique visant à renforcer le leadership, l’influence et le rayonnement de la RDC sur les scènes régionale et internationale.

Malgré un contexte sécuritaire régional particulièrement difficile, marqué notamment par l’agression dont la RDC se dit victime de la part du Rwanda, le ministère de l’Intégration régionale a mené un travail de repositionnement diplomatique et institutionnel.

L’une des principales avancées enregistrées au cours de cette première année est l’accession de la RDC à la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Cette position stratégique a permis à Kinshasa de renforcer son plaidoyer au sein des instances régionales, en mettant davantage en lumière la situation sécuritaire dans l’Est du pays et la nécessité d’un retrait des forces étrangères du territoire congolais.

Sur le plan multilatéral, la RDC s’est également impliquée activement dans la mise en place du Mécanisme de vérification renforcé (MCVE Plus), prévu dans le cadre des accords de Washington afin d’assurer le suivi du cessez-le-feu.

Le ministère met également en avant la signature et la publication, le 28 juillet 2026, du protocole relatif au désarmement, au cantonnement, au rapatriement ou à la relocalisation des combattants des FDLR. Pour les autorités congolaises, cette étape constitue un élément important dans la recherche d’une paix durable et dans les efforts visant à éliminer les arguments sécuritaires avancés pour justifier certaines tensions régionales.

Une présence congolaise renforcée dans les institutions régionales

Le bilan présenté par Floribert Anzuluni fait également état d’une présence plus affirmée de la RDC au sein des organisations régionales et continentales.

Parmi les résultats obtenus figure notamment l’accession d’un Congolais à un poste de commissaire au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Des démarches sont également poursuivies en vue de la désignation d’un secrétaire exécutif adjoint congolais à la CIRGL, avec pour objectif de renforcer davantage la représentation et l’influence de la RDC dans les mécanismes régionaux.

Parallèlement, Kinshasa continue de participer activement aux travaux liés à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme un cadre majeur pour l’accélération de l’intégration économique et le développement des échanges commerciaux sur le continent.

Sur le plan institutionnel et financier, le ministère de l’Intégration régionale souligne avoir contribué à restaurer la crédibilité de la signature congolaise auprès des principales organisations régionales.

La RDC a ainsi régularisé l’ensemble de ses arriérés de contributions financières auprès de la SADC, de la CIRGL et de la CEEAC.

Cette régularisation constitue, selon le ministère, une étape importante pour permettre au pays de jouer pleinement son rôle au sein de ces organisations et de défendre efficacement ses intérêts dans les différents espaces régionaux auxquels il appartient.

Grâce à sa position géostratégique exceptionnelle, la RDC entend également capitaliser sur son appartenance à plusieurs ensembles économiques régionaux, notamment l’EAC, la SADC et la CEEAC.

Cette ambition s’inscrit également dans une stratégie de développement des grands corridors économiques et logistiques, parmi lesquels le Corridor Central, le Corridor Nord et le Corridor de Lobito.

Ces infrastructures sont considérées comme des instruments essentiels pour faciliter les échanges commerciaux, améliorer la connectivité régionale et contribuer au développement économique de la RDC.

Diaspora et Francophonie : deux leviers du rayonnement congolais

En parfaite complémentarité avec les actions menées dans le domaine de l’intégration régionale, le ministère délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora a également présenté ses principales initiatives.

La diaspora congolaise est désormais envisagée comme un véritable levier stratégique pour le développement national. Dans cette perspective, les autorités ont engagé un ambitieux projet d’identification numérique des Congolais vivant à l’étranger.

Cette démarche est accompagnée de missions de terrain destinées à renforcer les liens entre l’État congolais et ses communautés établies à travers le monde, tout en favorisant leur participation au développement économique et social du pays.

La Francophonie occupe également une place importante dans cette stratégie de rayonnement international.

Considérée comme un espace d’influence politique, économique et culturelle, elle constitue un cadre privilégié pour la promotion des intérêts de la RDC et de sa vision en matière de dialogue, de démocratie et de développement.

Le Gouvernement entend notamment soutenir la candidature de la RDC au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), traduisant ainsi la volonté de Kinshasa de jouer un rôle plus important au sein de cette organisation.

An 2 : place aux réformes structurelles

Pour sa deuxième année d’exercice, le ministère de l’Intégration régionale annonce une nouvelle étape marquée par la mise en œuvre de plusieurs réformes structurelles.

Le premier chantier prioritaire concerne l’élaboration d’une politique stratégique et sectorielle d’intégration régionale. Ce cadre normatif, présenté comme inédit, devra permettre d’harmoniser les différentes initiatives menées par les institutions publiques dans le domaine de l’intégration régionale.

Le ministère prévoit également le renforcement du Secrétariat général ainsi que l’opérationnalisation du Centre d’Information, de Recherche et d’Analyse sur l’Intégration régionale (CINERA).

Cette structure aura notamment pour mission d’assurer un suivi rigoureux des engagements, décisions et résolutions issus des différentes organisations et mécanismes régionaux.

La résolution durable des conflits régionaux demeure l’une des principales priorités pour l’An 2.

Le Gouvernement entend poursuivre ses efforts en faveur de la paix et de la sécurité dans la région, en accordant une attention particulière aux menaces liées aux groupes armés, notamment les FDLR, Red Tabara et les ADF.

À travers cette approche, les autorités congolaises entendent contribuer à la construction d’un environnement régional plus stable, favorable à la coopération, à l’intégration économique et au développement.

Une diplomatie au service de la souveraineté et du développement

À l’issue de cette première année du Gouvernement Suminwa II, le bilan présenté par le ministre Floribert Anzuluni Isiloketshi met en avant une volonté de repositionner durablement la RDC au cœur des dynamiques régionales et continentales.

Entre redressement diplomatique, assainissement financier, renforcement de la présence congolaise dans les institutions régionales, mobilisation de la diaspora et ambition de réformes structurelles, le ministère de l’Intégration régionale affiche une feuille de route tournée vers l’avenir.

À travers ces différentes actions, le Gouvernement Suminwa II réaffirme sa détermination à faire de l’intégration régionale et de la diplomatie de véritables instruments de souveraineté, de sécurité et de prospérité économique pour la République démocratique du Congo.

ITK

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