
Jeudi, 14 avril 2022-Les warriors n’ont pas répondu aux attentes de la population congolaise. Certains membres du gouvernement du Gouvernement Sama Lukonde brillent par leur incompétence, d’autres encore sont accusés, presque chaque jour de détournement de deniers publics.
À Kinshasa, il ne se passe plus un jour sans qu’un ministre soit cité dans un scandale financier. Pendant qu’ils sont accusés de détournement de millions de dollars, la population elle, croupit dans une misère aiguë. Les prix produits des premières nécessités a grimpé sur les marchés à plus de 50% et ce, sous l’œil impuissant de l’équipe Sama Lukonde.
À l’assemblée nationale, les députés n’en peuvent plus, ils se sont engagés dans la destitution des incompétents. Le ministre de l’économie nationale, Jean-Marie Kalumba a été la première victime de cette démarche parlementaire.
Plus d’une année après, le gouvernement tergiverse encore. Devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, le président de la République dénonçait le manque de coordination au sein de l’équipe Sama.
Plusieurs voix se lèvent pour demander au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de revoir cette équipe gouvernementale, mettre de côté les incompétents et placer ceux qui peuvent matérialiser sa vision.
Les alliés de Tshisekedi, pourtant dans ce gouvernement, disent ouvertement que Fatshi assumera seul le bilan de sa gestion.
Katumbi a été claire dans une interview accordée à Jeuneafrique au sujet du bilan. “En tant que membre de l’Union sacrée, nous assumerons notre part de responsabilité, mais seulement celle-ci. Ne nous voilons pas la face : le responsable numéro un aux yeux des Congolais, ce sera Félix Tshisekedi”, disait le président d’Ensemble pour la République.
« La situation est dramatique et le président doit faire quelque chose. Aujourd’hui, c’est sa réélection qui est menacée. Une population affamée ne votera pas pour lui si la situation continue de s’aggraver. Il est encore temps de mieux faire », dit un élu de l’Union sacrée qui a requis l’anonymat.
Depuis mercredi 13 avril, un ministre encore en fonction est retenu dans les locaux de l’agence nationale des renseignements. Didier Budimbu serait accusé de détournement de deniers publics.
Kevin INANA



