
Lundi, 7 avril 2025-Suite à la paralysie des activités économiques dans les territoires occupés, l’ AFC / M23 a créé l’ Autorité de Régulation du secteur économique, Financier et des Assurances » AREFA » qui jouerait le rôle de la banque centrale dans les territoires sous occupation rwandaise.
C’est une usurpation des prérogatives reconnues à l’ État congolais et à sa banque centrale dont le monopole en la matière leur est reconnu par la constitution de la République .
Les actes que prendrait cette AREFA seront nuls dans la mesure où en droit congolais, tout acte pris par une institution non reconnue par l’ État Central est nul et de nul effet . Aucun contrat, aucune licence, aucun agrément n’aura de valeur légale.
Sans reconnaissance de la communauté internationale, l’ AREFA ne pourra pas siéger aux instances régionales ( BCEAO , UMOA …, ce qui confirmera davantage l’isolement des territoires sous occupation rwandaise.
Pour être crédible, elle doit adhérer aux organismes de supervision et garantie et se conformer aux lois bancaires et aux réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent ( LAB ).
Or , il est bien clair qu’avec l’exploitation illégale des minerais du sang et d’autres opérations du genre , le blanchissement d’argent serait l’une de ses principales missions .
Sans aucune légitimité internationale, comment cette AREFA pourra-t-elle établir des relations avec d’autres institutions financières étrangères et les services de paiement pour faciliter les opérations ?
Une institution financière créée par des rebelles sous sanctions internationales saurait elle intégrer le » Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications » ? Sinon, comment saurait-elle permettre des paiements électroniques et par cartes bancaires dont la surveillance est assurée par les banques centrales du G-10 , sans respect des standards techniques ( normes ISO , sécurité PCI-DSS , protocoles de transfert des données…).
Il n’existe à ce jour aucun exemple reconnu d’une rébellion qui aurait réussi à créer une autorité financière émettant des cartes bancaires acceptées à l’international.
Certaines entités de facto, à l’instar de celles des zones en conflit ou des régions autoproclamées comme dans certaines régions de Somalie ou même en République autoproclamée du Somaliland ainsi que dans des zones contrôlées par des rebelles en Ukraine de l’ Est n’ont réussi à mettre en place que des systèmes locaux ou des monnaies alternatives.
Des initiatives qui restent cantonnées à des échanges internes non intégrés aux réseaux internationaux faute d’une légitimité juridique internationale qui empêche leur l’intégration dans les réseaux de paiement globaux.
La population, les opérateurs économiques congolais et étrangers, à part ceux qui s’adonnent à des activités louches, sauront ils se limiter à des opérations locales risquées et faire confiance aux banques, micro finances, les services financiers Electroniques et compagnies d’assurance supervisés par une institution sans légitimité nationale et internationale ? Quel serait le sort de leurs avoirs quand les rebelles et les troupes d’occupation seront délogés ?
En créant une institution aux allures d’un banquier central, les rebelles se livrent à un tour de passe-passe dangereux. Ils violent la constitution de la République qu’ils n’ont jamais dénoncée et les traités internationaux.
Au vu de ce qui précède, aussi fantaisiste qu’inique, la création de la fameuse AREFA pour jouer le rôle d’une Banque Centrale est un processus made in Rwanda en vue d’amorcer la balkanisation de notre pays.
C’est une tentative qui ne résistera pas à l’irrésistible légitimité de l’ État Congolais ni à la détermination du Président de la République et de tout le peuple congolais à préserver l’unité et la stabilité de la République Démocratique du Congo.
La libération de nos compatriotes des territoires occupés, c’est pour bientôt.



