Vendredi, 10 juillet 2026-Le député national et président du Parti Travailliste, Steve Mbikayi Mabuluki, propose l’organisation des États généraux de la République comme mécanisme de sortie durable de la crise que traverse la République démocratique du Congo. Dans sa Carte blanche n°294, il estime que les dialogues politiques, bien qu’ils aient parfois permis d’apaiser les tensions, n’ont pas réussi à résoudre les causes profondes des crises récurrentes du pays.
Selon lui, la situation actuelle dépasse le cadre d’un simple affrontement entre majorité et opposition. Elle résulte d’une crise systémique mêlant des enjeux sécuritaires, diplomatiques, économiques, humanitaires, sanitaires et institutionnels.
Steve Mbikayi rappelle également que la reconstruction de la capacité de l’État, notamment à travers le renforcement des forces de défense et de sécurité, demeure une priorité pour restaurer l’autorité du pays dans la sous-région d’Afrique centrale.
L’élu estime que les États généraux de la République, convoqués à l’initiative du président de la République, constitueraient un cadre exceptionnel de réflexion nationale.
Il précise qu’ils ne seraient ni une Conférence nationale souveraine bis ni un parlement parallèle, mais un espace de concertation inclusif réunissant les institutions, les provinces, les forces de défense et de sécurité, les acteurs politiques, les universités, le secteur privé, les autorités coutumières, les confessions religieuses, la société civile, les organisations de jeunes et de femmes ainsi que la diaspora.
L’objectif serait d’élaborer un Pacte national de reconstruction autour des principaux défis du pays, notamment la sécurité, la diplomatie, la gouvernance, la justice, l’économie, la santé, l’éducation, les infrastructures et la cohésion nationale.
Les participants pourraient également formuler des recommandations sur d’éventuelles réformes institutionnelles et constitutionnelles, dont la mise en œuvre relèverait des institutions de la République.
Steve Mbikayi insiste sur le fait que cette démarche se distinguerait des dialogues politiques traditionnels, dans la mesure où elle ne viserait ni le partage du pouvoir ni la négociation de postes.
À ses yeux, les États généraux auraient pour vocation de construire une vision stratégique commune autour des intérêts supérieurs de la Nation et de renforcer le consensus national sur les questions liées à la souveraineté, à l’intégrité territoriale, à la sécurité et au développement du pays.
En conclusion, le député estime que la RDC a davantage besoin d’une vision commune et d’un engagement collectif que d’un nouveau compromis politique.
Il considère que les États généraux de la République pourraient marquer le point de départ d’une nouvelle ambition nationale, orientée vers la reconstruction d’un État fort, capable de protéger ses citoyens, de défendre son territoire et de soutenir durablement son développement.
ITK


