Lundi, 31 août 2026-Une année d’action placée sous le signe de la protection, de la coordination et des réformes. La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Omba, a présenté le bilan de sa première année au sein du Gouvernement Suminwa II, mettant en avant plusieurs avancées destinées à renforcer la protection des femmes, des enfants et des familles vulnérables en République démocratique du Congo.
Inscrite dans le cadre de la redevabilité gouvernementale, cette présentation a également mis en évidence la dimension transversale du ministère du Genre, qui travaille en étroite collaboration avec les ministères des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, ainsi que celui des Droits humains.
Au cours de cette première année, le ministère du Genre, Famille et Enfant a renforcé la coordination entre les différents niveaux de gouvernance. Des forums réunissant les ministres provinciaux en charge du Genre et les chefs des divisions provinciales ont notamment été organisés afin d’harmoniser les politiques publiques et de renforcer leur mise en œuvre en faveur des femmes et des enfants.
Autre avancée importante : la finalisation et la publication d’une enquête nationale sur les violences basées sur le genre. Ce travail fournit désormais des données permettant de mieux mesurer l’ampleur du phénomène et d’orienter les interventions publiques ainsi que les mécanismes de prise en charge des victimes.
Les centres intégrés au cœur de la prise en charge des victimes
La ministre a également mis en avant la redynamisation des Centres intégrés de services multisectoriels (CISM). À Kinshasa, quatre centres sont actuellement pleinement opérationnels, notamment à Ngaba, Ngaliema, Limete et Kitambo. D’autres structures ont également été implantées dans plusieurs provinces.
Ces centres offrent gratuitement aux victimes de violences une prise en charge multisectorielle comprenant notamment les soins médicaux, l’accompagnement psychosocial, l’assistance juridique et judiciaire. Ils contribuent également à la réinsertion scolaire, sociale et économique des personnes prises en charge.
Sur le volet des réformes, Micheline Omba a annoncé l’élaboration de la Politique nationale de l’enfant, conçue comme un cadre de référence destiné à fédérer les interventions des différents acteurs engagés dans la protection de l’enfant.
Les travaux se poursuivent également en vue de l’institutionnalisation du Parlement des enfants, un mécanisme destiné à favoriser la participation des enfants aux questions qui les concernent.
Le ministère a, par ailleurs, actualisé la stratégie nationale de participation politique des femmes à la gouvernance et élaboré des stratégies visant leur autonomisation économique, notamment dans le secteur agricole.
Une stratégie de promotion de la masculinité positive a également été mise en place afin de favoriser l’implication des hommes dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre.
Une action gouvernementale fondée sur la complémentarité
Micheline Omba a insisté sur le caractère transversal de son portefeuille. Selon elle, la protection des femmes, des enfants et des familles vulnérables ne peut être assurée par un seul ministère, mais nécessite une action concertée avec plusieurs institutions gouvernementales.
Cette approche est particulièrement mise en œuvre dans la prise en charge des enfants en rupture familiale, communément appelés « Shégué ». Le ministère du Genre privilégie une démarche axée sur l’écoute, la protection et la réintégration familiale, en collaboration avec le ministère d’État chargé des Affaires sociales, des Actions humanitaires et de la Solidarité nationale, dirigé par Ève Bazaiba.
Cette synergie permet notamment de mobiliser, lorsque cela est nécessaire, une assistance humanitaire, des abris, des soins d’urgence ainsi qu’un accompagnement des familles.
La collaboration s’étend également au ministère des Droits humains, dirigé par Samuel Mbemba Kabuya. Les deux institutions travaillent notamment sur le référencement des cas de violations des droits des femmes et des enfants, le plaidoyer, la médiation ainsi que le renforcement des divisions provinciales des Droits humains.
Les rapports produits dans ce cadre constituent également des outils de plaidoyer permettant d’appuyer les interventions du Gouvernement dans les domaines humanitaire et de la protection des populations vulnérables.
Vers une protection mieux coordonnée des populations vulnérables
À travers ces différentes initiatives, le Gouvernement Suminwa II entend renforcer la complémentarité entre les secteurs du Genre, des Droits humains et des Affaires sociales.
Pour Micheline Omba, cette approche concertée doit permettre de mieux protéger les femmes, de garantir les droits des enfants, d’accompagner les familles en situation de vulnérabilité et de contribuer au renforcement de la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire national.
Au terme de cette première année, le ministère du Genre, Famille et Enfant entend ainsi poursuivre les réformes engagées et consolider les mécanismes de protection afin de répondre plus efficacement aux besoins des populations vulnérables en République démocratique du Congo.
ITK


