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Dialogue national inclusif en RDC : les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi soutiennent l’initiative de Félix Tshisekedi et plaident pour un processus allant de la base vers le sommet !

Mardi, 1er septembre 2026-Dans une déclaration politique rendue publique le 1er septembre 2026 à Kinshasa et lue par Maître Patrick Mutombo, les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi saluent l’annonce du dialogue national inclusif par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Elles défendent une approche fondée sur la participation populaire, la représentativité démocratique, la justice, la vérité et la réconciliation nationale.

Réunies autour de leur Coordination générale, les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi affirment avoir suivi avec attention le discours du Chef de l’État annonçant la convocation du dialogue national dans un bref délai. Sous l’autorité de leur coordonnateur général, Elysé Bokumwana Maposo, elles félicitent le Président de la République pour cette orientation qu’elles jugent conforme à la nécessité d’engager un processus véritablement inclusif.

Au cœur de la déclaration figure une critique des modèles traditionnels de dialogue politique en République démocratique du Congo. Pour les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi, les précédentes démarches ont souvent été organisées au sommet, entre responsables politiques dont la représentativité pouvait être difficile à établir auprès de leurs bases respectives.

Cette fois, elles défendent une démarche différente.

Le principe avancé consiste à inverser la pyramide de la représentation politique, afin que le dialogue parte de la population et remonte progressivement vers les différents niveaux de décision.

La déclaration décrit un processus allant « du village à la chefferie, de la chefferie au secteur, du secteur au territoire, du territoire à la province et, enfin, de la province au niveau national ».

Cette méthode devrait, selon les signataires, permettre aux populations de participer directement à la désignation et à la validation de ceux qui seront appelés à les représenter.

L’enjeu est donc double : assurer la participation de la base et renforcer la légitimité des représentants.

La « pyramide renversée », une nouvelle conception de la représentation

Les signataires présentent cette démarche comme une véritable « pyramide renversée ». L’idée consiste à ne plus concevoir le processus politique exclusivement du sommet vers la base, mais à faire de la population le point de départ de la reconstruction nationale.

Dans cette perspective, aucune personnalité ne devrait pouvoir s’arroger le droit de parler au nom d’une communauté ou d’une catégorie de citoyens sans disposer d’un mandat clairement établi.

La Coordination générale estime ainsi que la représentativité politique doit pouvoir être confrontée à la réalité de la base.

Cette position constitue l’un des messages centraux de la déclaration : la légitimité politique ne devrait pas uniquement découler de la position occupée par un responsable, mais également de la confiance que lui accorde la population qu’il prétend représenter.

Les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi invitent les différentes composantes de la société congolaise à prendre part au processus.

L’appel s’adresse notamment aux forces politiques et sociales, aux communautés, aux confessions religieuses, à la société civile, à la jeunesse, aux femmes et à l’ensemble des forces vives de la Nation.

Pour les signataires, cette participation doit permettre aux Congolais de se réapproprier le processus de dialogue et de contribuer eux-mêmes à la désignation de leurs représentants.

Ils lancent notamment un appel à la base originelle — villages, chefferies, secteurs, territoires et provinces — afin qu’elle puisse choisir librement et démocratiquement ceux qui porteront sa voix.

La déclaration insiste également sur un principe : nul ne devrait s’autoproclamer porte-parole du peuple sans avoir reçu au préalable un mandat de celui-ci.

Le dialogue ne doit pas devenir un mécanisme d’impunité

Si les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi soutiennent l’ouverture d’un dialogue national, elles posent néanmoins une condition essentielle à leurs yeux : la recherche de la paix et de la réconciliation ne doit pas se faire au détriment de la vérité et de la justice.

La déclaration évoque à cet égard l’expérience de l’Afrique du Sud après l’apartheid et la Commission vérité et réconciliation conduite sous la responsabilité de l’archevêque Desmond Tutu.

Cette référence sert à illustrer la nécessité, selon les signataires, de mettre en lumière les violations graves des droits humains commises dans le passé.

Pour eux, la réconciliation nationale ne peut donc signifier l’oubli des faits ou l’impunité de leurs auteurs.

Ils rappellent que chaque citoyen doit répondre de ses actes conformément aux lois de la République et aux principes de justice.

« La paix durable ne peut se construire au prix du sacrifice de la vérité et de la justice », soutient en substance la déclaration.

Un refus du dialogue difficilement compréhensible pour la population

Dans leur prise de position, les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi s’interrogent également sur l’attitude de ceux qui pourraient rejeter le principe même de cette démarche.

Elles considèrent que le refus systématique du dialogue, sans même accepter d’en examiner démocratiquement les mécanismes, pourrait être difficilement compris par la population.

Une telle attitude, préviennent-elles, pourrait également nourrir l’impression qu’un agenda caché se trouve derrière certaines prises de position ou que certains responsables craignent de soumettre leur représentativité au verdict de leurs propres bases.

Pour la Coordination générale, le véritable leadership ne devrait pas craindre la consultation populaire.

Les signataires replacent également l’annonce présidentielle dans la continuité d’un engagement pris par Félix Tshisekedi au début de son premier mandat.

Ils rappellent le discours d’investiture du 24 janvier 2019 au Palais de la Nation à Kinshasa, au cours duquel le Chef de l’État avait notamment appelé à rassembler les Congolais, à dépasser les divisions et à privilégier la recherche de solutions politiques aux différends qui traversent la Nation.

Pour les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi, l’annonce du dialogue inclusif s’inscrit dans cette logique et représente une nouvelle occasion de rechercher des réponses politiques aux difficultés nationales.

La paix comme priorité nationale

Au-delà des considérations institutionnelles et politiques, la déclaration insiste sur la nécessité de mettre fin au cycle des violences.

Les signataires appellent à privilégier désormais la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction du vivre-ensemble.

Cette position s’accompagne d’un rejet explicite du recours aux armes comme moyen de conquête ou de conservation du pouvoir. Pour eux, la consolidation de la République démocratique du Congo passe par le renforcement des mécanismes démocratiques et par la reconnaissance du peuple comme source ultime de légitimité.

« Rendre la parole au peuple, restaurer la légitimité et refonder l’État »

La philosophie générale de la déclaration peut ainsi être résumée autour de trois objectifs : rendre la parole au peuple, restaurer la légitimité de la représentation politique, réconcilier la Nation et refonder l’État.

Les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi veulent ainsi faire du dialogue national un processus qui dépasse les seuls arrangements entre acteurs politiques au sommet.

Elles défendent plutôt une démarche dans laquelle la population serait appelée à jouer un rôle déterminant dans la sélection de ses représentants et dans la définition des priorités nationales.

La déclaration se veut enfin un appel à la responsabilité collective. Prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, ses signataires invitent les Congolais à saisir cette initiative comme une « occasion historique », dans un esprit de responsabilité et de recherche de l’intérêt général.

Trois principes pour conclure

En guise de conclusion, la Coordination générale des Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi formule trois principes qui résument sa position :

La République doit être plus forte que les ambitions individuelles.

La paix doit être plus forte que les armes.

Et la volonté du peuple doit demeurer la source ultime de toute légitimité.

Signée à Kinshasa le 1er septembre 2026, la déclaration porte la signature d’Elysé Bokumwa Maposo, coordonnateur général des Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi.

ITK

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