
Jeudi, 14 mai 2026-L’Assemblée nationale a consacré une large partie de sa séance plénière de ce mercredi 13 mai à l’examen de la situation de Trans Academia, dans le cadre du renforcement du contrôle parlementaire engagé par le Bureau de la Chambre basse du Parlement.
Présidée par le Speaker de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, entouré de plusieurs membres du Bureau, cette plénière a été marquée par l’audition des réponses du Directeur général de Trans Academia, Georges Ongelo, à la question orale avec débat lui adressée par le Député national André Mushongo Mashara.
Au cœur des préoccupations soulevées figuraient notamment les arriérés de salaires des agents, la crise de fonctionnement que traverse cette entreprise publique de transport ainsi que les nombreuses difficultés dénoncées par les usagers.
Au cours des échanges, plusieurs députés nationaux ont dressé un tableau jugé préoccupant de la situation de cette société publique mise en place pour faciliter la mobilité des étudiants. Les élus ont notamment évoqué l’insuffisance des bus dans plusieurs provinces, le manque de ponctualité dans les dessertes urbaines ainsi que l’occupation jugée anarchique des abords du Palais du Peuple par certains véhicules de l’entreprise.
Face à l’hémicycle, le Directeur général de Trans Academia, Georges Ongelo, qui avait sollicité un délai de 48 heures afin de préparer ses éléments de réponse, a tenté d’apporter des explications sur les différentes préoccupations soulevées par les élus.
Concernant les arriérés de salaires, le responsable de l’entreprise a expliqué que les difficultés rencontrées relevaient principalement d’un problème de ressources financières plutôt que d’une défaillance managériale. Il a également présenté plusieurs éléments liés au fonctionnement interne de l’entreprise ainsi qu’aux contraintes auxquelles celle-ci fait face.
Mais au terme de ses explications, les réponses fournies n’ont pas convaincu l’auteur de la question orale avec débat. Prenant la parole devant la plénière, le Député national André Mushongo Mashara a estimé que le Directeur général n’avait pas apporté d’éléments satisfaisants et que ses explications ne reflétaient pas fidèlement la réalité de la situation dénoncée par la représentation nationale.
Dans une démarche traduisant la fermeté du contrôle parlementaire exercé par la Chambre basse, l’élu a ainsi décidé de transformer sa question orale avec débat en interpellation, allant jusqu’à exiger la démission du Directeur général de Trans Academia dans un délai de 48 heures.
Rappelant les exigences du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le Speaker Aimé Boji Sangara a précisé que cette procédure s’inscrivait dans le cadre des dispositions de l’article 184. Il a insisté sur la nécessité du strict respect des textes et de la rigueur procédurale, invitant les élus à s’en tenir, dans l’ordre des débats, aux réponses fournies avant d’aborder d’autres considérations.
Le président de la Chambre basse a ensuite invité le Député national André Mushongo Mashara à se rapprocher du Bureau afin d’y déposer officiellement son interpellation.
Bien avant l’examen du second point inscrit à l’ordre du jour, le Rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, a procédé à la lecture des dispositions réglementaires encadrant les débats parlementaires, conformément à l’article 188 du Règlement intérieur relatif aux modalités de traitement des questions orales avec débat.
À travers cette séquence parlementaire, l’Assemblée nationale réaffirme sa volonté de renforcer le contrôle des entreprises publiques et d’exiger davantage de transparence et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
ITK



