Mardi, 23 juin 2026-La troisième Grande Conférence du Corps de l’Élite Scientifique de l’UDPS (CES-UDPS), organisée ce lundi 23 juin à l’Hilton Hôtel de Kinshasa, a servi de cadre à une réflexion approfondie sur l’avenir des relations entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. Au cœur des échanges, l’intervention du professeur et ambassadeur Daniel Makiese Mwana wa Nzambi, secrétaire général à l’Intégration régionale, a retenu l’attention par son analyse des opportunités et des défis liés au partenariat stratégique conclu entre les deux pays.
Prenant la parole devant un parterre de chercheurs, d’experts et de responsables politiques, Daniel Makiese a insisté sur la nécessité pour la RDC de tirer les leçons des expériences passées afin de maximiser les retombées de cette nouvelle coopération. Selon lui, les partenariats internationaux n’ont de valeur que lorsqu’ils s’inscrivent dans une vision nationale claire et servent les intérêts à long terme du pays.
Pour étayer son propos, le diplomate a retracé les grandes étapes des relations extérieures de la RDC, depuis les premiers intérêts internationaux suscités par le bassin du Congo jusqu’aux différents accords de coopération conclus avec les puissances occidentales, l’Union européenne et la Chine. Cette rétrospective lui a permis de mettre en évidence plusieurs faiblesses observées dans le passé, notamment le manque de transfert industriel, certaines insuffisances de gouvernance et la difficulté à transformer les partenariats en véritables moteurs de développement durable.
Abordant spécifiquement l’accord stratégique signé avec Washington en 2025, Daniel Makiese a souligné qu’il intervient dans un contexte marqué par l’instabilité persistante dans l’Est du pays et les mutations géopolitiques en cours à l’échelle mondiale. Pour lui, ce rapprochement traduit une convergence d’intérêts entre Kinshasa et Washington, mais sa réussite dépendra avant tout de la capacité de la RDC à définir ses priorités et à défendre ses intérêts.
L’orateur a ainsi plaidé pour une approche fondée sur l’anticipation et la planification à long terme. Il a proposé l’élaboration d’une vision nationale à l’horizon 2060, soutenue par des objectifs opérationnels à atteindre d’ici 2030 et par une gouvernance efficace dès 2026. Une démarche qui, selon lui, permettrait de transformer les ressources stratégiques du pays et son positionnement géographique en véritables leviers de prospérité.
« La RDC demeure au centre des sollicitations stratégiques dans le monde », a-t-il rappelé, exhortant les décideurs congolais à faire preuve de leadership, de lucidité et de responsabilité dans la gestion des partenariats internationaux.
À travers cette intervention, Daniel Makiese a lancé un appel à bâtir des relations internationales plus équilibrées et davantage orientées vers les résultats, afin que les générations futures puissent bénéficier pleinement des opportunités qu’offre aujourd’hui le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis.
ITK





