Okapinews.net
PolitiqueUne

Constitution : les Forces Politiques Alliées de l’UDPS contestent la position de la CENCO et défendent le débat sur une nouvelle loi fondamentale !

Dimanche, 21 Juin 2026-Réunies ce dimanche 21 juin 2026 à Kinshasa sous l’autorité de leur coordonnateur général, Son Excellence Élysée Bokumwa Maposo, les Forces Politiques Alliées de l’UDPS/Tshisekedi (FPAU) ont réagi au message publié par l’Assemblée plénière extraordinaire de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), tenue du 18 au 20 juin 2026.

Dans une déclaration politique rendue publique à l’issue de leur réunion, les FPAU disent avoir pris connaissance avec attention des conclusions des évêques catholiques, tout en exprimant leur « profond étonnement » face à certaines positions qu’elles considèrent comme une remise en cause du débat démocratique autour de l’actualisation ou de l’élaboration d’une nouvelle Constitution en République démocratique du Congo.

Pour cette plateforme politique proche du pouvoir, toute réflexion sur une éventuelle réforme constitutionnelle relève avant tout de la souveraineté populaire. Les FPAU soutiennent que la Constitution et les lois de la République reconnaissent au peuple congolais le droit de se prononcer librement sur son avenir institutionnel à travers les mécanismes démocratiques prévus à cet effet.

Les alliés de l’UDPS rappellent également que la Constitution actuellement en vigueur est née dans un contexte particulier marqué par la fin de la guerre, les accords politiques entre anciens belligérants et la nécessité de reconstruire l’État congolais. Selon eux, vingt ans après son adoption, il est légitime pour les Congolais de s’interroger sur son efficacité et sur son adéquation aux réalités politiques, économiques, sécuritaires et sociales actuelles du pays.

Dans leur déclaration, les FPAU insistent sur le fait qu’elles ne cherchent pas à imposer une option constitutionnelle précise. Elles affirment plutôt défendre le droit du peuple à débattre librement de toute question touchant à l’organisation de l’État et à choisir, le moment venu, la voie qu’il jugera la plus appropriée.

« Nous n’avons peur ni du débat ni du verdict des urnes », affirment-elles, annonçant leur volonté de porter cette discussion dans toutes les provinces, villes, territoires, communes et villages du pays afin de permettre à chaque citoyen de participer à cette réflexion nationale.

La plateforme politique estime par ailleurs que les prises de position de la CENCO ne peuvent être assimilées à celles de l’ensemble des fidèles catholiques. Elle rappelle que les catholiques congolais sont également des citoyens libres, détenteurs de droits politiques qu’ils exercent selon leurs convictions personnelles.

Les FPAU évoquent également l’élection présidentielle de décembre 2023, au cours de laquelle, selon elles, des millions de Congolais, y compris de nombreux fidèles catholiques, ont renouvelé leur confiance au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elles considèrent dès lors que les opinions exprimées par la hiérarchie catholique ne sauraient être automatiquement attribuées à toute la communauté des croyants.

Dans un ton plus politique, la plateforme appelle les différentes composantes de l’Union sacrée de la Nation à se prononcer clairement sur la question constitutionnelle. Elle estime que certains silences observés au sein de la majorité pourraient être interprétés comme une forme de complicité avec les adversaires de la réforme et invite chaque acteur politique à clarifier sa position.

Les FPAU réaffirment enfin leur attachement à l’unité nationale, à la paix, à la démocratie et à la souveraineté du peuple congolais. Elles soutiennent que les grandes décisions engageant l’avenir de la République doivent être tranchées par le souverain primaire à travers les mécanismes démocratiques prévus par la Constitution.

Convaincues que le débat constitutionnel poursuivra son cours avec ou sans l’adhésion de la CENCO, elles concluent en réaffirmant leur confiance dans le peuple congolais, qu’elles considèrent comme le seul détenteur légitime de la souveraineté nationale et l’unique arbitre de son destin institutionnel.

 

ITK

Liens Pertinents