
Mercredi,14 mai 2025-L’ancienne sénatrice Francine Muyumba alerte sur la tentative de levée des immunités de l’ex-Président Joseph Kabila. Elle affirme que ces immunités sont protégées par une loi spécifique aux anciens Chefs de l’État, et dénonce une initiative juridiquement infondée, politiquement risquée et contraire à l’esprit de l’unité nationale.
La polémique enfle autour d’une initiative parlementaire visant à remettre en question les immunités de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila. Une initiative que Francine Muyumba qualifie d’ »illégale et périlleuse », appelant le Sénat à en rejeter la recevabilité.
Pour l’ancienne sénatrice et figure politique congolaise, les privilèges juridiques dont bénéficie Joseph Kabila ne relèvent pas de sa qualité de sénateur à vie — un statut attribué de droit aux anciens Chefs d’État — mais bien de son statut d’ancien Président, tel que protégé par une législation spécifique. « Ces immunités sont encadrées par une loi claire, distincte de toute disposition relative aux parlementaires. Le Sénat ne peut, en aucune manière, révoquer une protection qui échappe à sa compétence », souligne-t-elle.
Francine Muyumba estime que cette tentative aurait dû être écartée dès son dépôt, au nom du respect du droit et des institutions. Elle met en garde contre les conséquences d’une telle démarche : « Cela fragilise l’État de droit, nourrit la méfiance et exacerbe les tensions politiques dans un contexte déjà instable. »
Selon elle, la République démocratique du Congo traverse une période où l’unité nationale, la paix et la stabilité devraient être des priorités absolues. « Or, au lieu d’apaiser le climat politique, certains choix gouvernementaux semblent au contraire favoriser les divisions internes. C’est une erreur stratégique pour notre pays. »
Elle appelle enfin à privilégier l’esprit de dialogue et à rechercher « la vraie paix, fondée sur la justice et la cohésion », plutôt qu’une paix à géométrie variable, dictée par des calculs politiciens.
Dans une période marquée par des tensions institutionnelles et un climat politique tendu, cette prise de position vient rappeler la nécessité de respecter les cadres juridiques établis et d’éviter toute instrumentalisation du droit à des fins partisanes.
ITK



