
Mercredi, 14 mai 2025-Alors que le Sénat de la République démocratique du Congo examine, ce jeudi, une demande de levée de l’immunité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila, cette initiative continue de susciter de vives réactions. Contacté par nos soins, l’opposant Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République, s’est fermement opposé à cette démarche qu’il qualifie de « dangereuse et irresponsable ».
Dans une déclaration sans équivoque, l’ancien gouverneur du Katanga affirme que « la tentative de lever les immunités parlementaires du président honoraire Joseph Kabila, au mépris des dispositions légales exigeant un vote du Congrès, constitue une démarche dangereuse ».
Il estime que dans le contexte actuel, marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays et les tensions sociales croissantes, cette action pourrait aggraver les divisions internes et compromettre davantage la cohésion nationale.
Pour Katumbi, cette initiative relève davantage d’une manœuvre politique que d’un souci de justice : « Je condamne fermement cette volonté de contourner la loi pour des motifs manifestement guidés par des règlements de comptes que par l’intérêt général. » Il prévient que ce type d’actes, loin de renforcer l’État de droit, risque de torpiller les principes démocratiques chèrement acquis.
Face à cette situation, Moïse Katumbi en appelle à la responsabilité du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il l’exhorte à abandonner cette voie conflictuelle et à engager un dialogue sincère avec son prédécesseur, Joseph Kabila, ainsi qu’avec l’ensemble des forces vives de la nation. « La paix et la cohésion nationale, essentielles pour relever les défis actuels, ne peuvent être retrouvées par des actes qui sèment la discorde », insiste-t-il.
Pour l’opposant, seule une concertation inclusive permettra de rétablir la confiance, consolider l’unité nationale et répondre aux aspirations profondes du peuple congolais en matière de paix et de développement.



