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Kongo Central : Le CSAC durcit le ton contre les tradipraticiens dans les médias !

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Mercredi, 25 juin 2025 – Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), à travers sa coordination provinciale du Kongo Central, hausse le ton contre les débordements observés dans les médias locaux de la part des tradipraticiens, guérisseurs et autres promoteurs de produits thérapeutiques non homologués.

Dans un message sans équivoque, le Coordonnateur provincial, Célestin Bibimbu Kuhuna, conditionne désormais toute apparition médiatique de ces acteurs au préalable obtention d’un avis de conformité délivré par le CSAC.

Depuis plusieurs mois, le CSAC constate avec inquiétude une prolifération de contenus inappropriés dans les émissions diffusées dans la province. Des propos indécents, des promesses de guérison sans fondement scientifique, des témoignages douteux de patients prétendument guéris, voire des atteintes aux bonnes mœurs, sont monnaie courante dans ces programmes.

Ces pratiques violent de manière flagrante l’article 15 de l’arrêté ministériel n°1250 du 28 septembre 2015, qui interdit toute publicité sur les recettes et médicaments traditionnels, ainsi que l’article 16 du même texte, qui soumet la diffusion du savoir traditionnel à un régime spécial.

Une ligne rouge clairement tracée

Face à ces dérives, le CSAC met en place de nouvelles exigences strictes :

– Interdiction formelle de toute publicité sur les pratiques de guérison, les maisons de soins ou les produits thérapeutiques non validés ;

– Respect des valeurs humaines, notamment la dignité de la femme et de la jeunesse ;

– Exclusion de tout langage ou contenu choquant ;

– Interdiction de tout programme lié à la médecine traditionnelle sans visa préalable du CSAC ;

– Rejet catégorique de l’apologie du sexe ou de l’exhibition de patients à des fins de témoignage.

Les médias aussi pointés du doigt

Les directeurs de programmes des chaînes audiovisuelles ne sont pas épargnés.

Le CSAC les accuse d’une certaine complaisance, voire de complicité, en laissant ces tradipraticiens déraper à l’antenne contre rémunération.

Célestin Bibimbu avertit : désormais, tout promoteur de médecine traditionnelle souhaitant passer à l’antenne devra soumettre un dossier complet, validé par le ministère de la Santé, avant tout passage médiatique.

Des sanctions sans pitié en cas de récidive

Cette sortie du CSAC marque un tournant dans la régulation de l’audiovisuel au Kongo Central.

Le message est clair : tout tradipraticien ou média qui persistera dans l’illégalité s’exposera à la rigueur de la loi.

La Coordination provinciale du CSAC entend ainsi restaurer l’éthique dans la communication en matière de santé et protéger la population contre la désinformation, les charlatans et les fausses promesses de guérison.

Dieudonné MUAKA DIMBI

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