
Jeudi, 5 mars 2026-C’est depuis Paris que Patrick Muyaya a livré un message offensif sur la situation sécuritaire et diplomatique de la République démocratique du Congo.
En marge d’une rencontre avec la diaspora congolaise à l’ambassade de la RDC, le ministre de la Communication et Médias a commenté les sanctions américaines visant l’armée rwandaise et plusieurs de ses hauts gradés, les qualifiant de tournant décisif.
Les mesures prises par le Département du Trésor américain à travers l’OFAC ciblent l’armée du Rwanda et certains de ses responsables, avec notamment une restriction d’accès au système financier en dollars.
Pour Patrick Muyaya, ces sanctions « marquent le début de la fin d’un modèle économique » qu’il estime lié à l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC. Selon lui, il s’agit d’un signal fort envoyé par la communauté internationale.
Le ministre a également insisté sur ce qu’il qualifie de « filiation criminelle » entre Kigali et le Mouvement du 23 mars (M23), un lien, dit-il, « largement documenté et prouvé » par plusieurs rapports.
Pour Kinshasa, la reconnaissance progressive de ces responsabilités sur la scène internationale renforce la position congolaise dans le conflit.
Un partenariat stratégique avec les États-Unis
À Paris, Patrick Muyaya a aussi évoqué l’accord de partenariat stratégique conclu avec les États-Unis, le présentant comme « un accord du futur » dont les Congolais doivent s’approprier le contenu.
Il a souligné que les documents sont publics et traduisent une dynamique nouvelle dans les relations bilatérales, avec des perspectives renforcées sur les plans sécuritaire, économique et diplomatique.
Le porte-parole du gouvernement a également abordé la candidature de la RDC à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), affirmant qu’elle repose sur l’ambition de donner une nouvelle dimension à cette organisation.
Face à la diaspora congolaise réunie à l’ambassade, Patrick Muyaya a rappelé l’impératif de rester mobilisés pour la défense de la patrie, au-delà des clivages politiques, notamment dans l’usage des réseaux sociaux.
Sous la direction du Président Félix Tshisekedi, a-t-il conclu, « notre pays reprend progressivement sa place et le narratif change ».
À travers cette intervention dans la capitale française, le gouvernement congolais entend démontrer que la bataille se joue autant sur le terrain diplomatique que sur le front militaire.
ITK






