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RDC : Payés de façon irrégulière et sommés de libérer les maisons de l’entreprise endéans 7 jours, les retraités de l’ex-Onatra en colère !

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Samedi, 13 avril 2024-Plus rien ne va entre l’Office National des Transports (Onatra) et ses retraités. Cela est d’autant plus vrai. En effet, ces derniers accusent leur employeur d’être à la base de leur malheur et cela, pour diverses raisons.

Notamment le paiement de façon irrégulière de leurs arriérés des salaires d’attente dont certains totalisent à ce jour 6, 9 voire plus de 40 mois ; ainsi que le délai de 7 jours leur impartis pour libérer les maisons de l’entreprise qu’ils continuent à occuper.

Cette situation loufoque a cependant mis en mal la délégation du Comité national des retraités de l’Onatra qui, sans plus tarder, a effectué une descente à Matadi pour s’en enquérir.

Ayant constaté avec beaucoup d’amertume sur place à Matadi que toutes les informations leur parvenues à Kinshasa s’avéraient fondées, cette délégation qui n’avait plus d’autres alternatives, a jugé bon d’aller directement frapper à la porte de la première institution provinciale où elle a du reste été reçue en audience par l’honorable Thomas Yobila Banzenza, Président de l’Assemblée principale du Kongo Central, à qui elle a soumis les désidératas de ses membres qui continuent à broyer du noir par la seule volonté des dirigeants de cette firme d’Etat.

Selon Luzayamo Sadiamfumu, le porte-parole des retraités, l’acte jugé à la fois inhumain et scandaleux délibérément orchestré par les dirigeants de l’Onatra, va à l’encontre des dispositions légales et administratives contenues dans le code du travail encore en vigueur en République Démocratique du Congo ; lesquelles stipulent qu’une entreprise, étatique ou paraétatique, qui libèrent ses travailleurs mis à la retraite, est contrainte de donner à ces derniers, dans les 48 heures qui suivent, les moyens conséquents afin de garantir tant soit peu leur survie ainsi que celle de leurs membres de familles respectifs.

Pendant que ces retraités vivent depuis un calvaire qui ne dit son nom suite à l’irrégularité dûe au paiement de leurs salaires d’attente, l’Onatra qui reconnaît toutefois les loyaux services rendus par ces hommes et femmes, en lieu et place de se mettre à leur place en faisant montre d’un sens élevé d’humanisme et de responsabilité, s’est au contraire illustré en mercenariat en leur adressant encore sans vergogne des lettres de mise en demeure de 7 jours seulement pour qu’ils libèrent les résidences d’entreprise qu’ils occupent.

Alors que dans ce groupe de retraités, il y a ceux qui bénéficient, de façon irrégulière, des salaires d’attente en monnaie de singe, ainsi que ceux qui ne vivent que de leurs rentes de pension qu’ils touchent trimestriellement à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et dont le montant, pour certains, a-t-on appris de leur porte-parole, ne va même pas au delà de 50.000 Fc mais sont sommés de libérer au plus vite les maisons mises à leur disposition depuis des lustres par l’employeur.

Une façon, selon de nombreux observateurs avertis qui suivent de très près cette situation, de pousser ces retraités à la mort. Comme qui dirait : « la reconnaissance n’est pas de ce monde ». Fin de citation.

L’honorable Thomas Yobila Banzenza, Président de l’organe délibérant, qui a suivi attentivement les doléances des retraités de l’Onatra, n’est pas allé par le dos de la cuillère en promettant de saisir urgemment la haute hiérarchie de cette entreprise qui devrait étudier les voies et moyens susceptibles d’y remédier en vue de sauver ces derniers d’une mort certaine.

Dieudonné MUAKA DIMBI 

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