
Suspendu de ses fonctions de Directeur Général à l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) depuis le mois de février dernier par la ministre d’État Ève Bazaiba sur instruction de la première ministre Judith Suminwa pour manquement grave aux devoirs réglementaires selon l’arrêté Numéro 003/CAB/MINETAT/MIN-EDD/EBM/TSB-PDK/02/2025, Monsieur Delphin Lama Anyangunga tente en vain de colporter de mensonges et contre-vérités à l’endroit de la première ministre, et de la ministre d’État à l’environnement et développement durable dans une campagne médiatique irréfléchie comme dans son habitude, mais sans succès apprend t-on des sources proches de cet établissement public.
En effet, d’après les auteurs de cette correspondance particulière parvenue à notre média, l’ancien DG de cet établissement public cherche à discréditer à travers ses écrits et dans les réseaux sociaux, les autorités citées ci-haut, les accusant tantôt de saper l’autorité du Chef de l’État Félix Tshisekedi, tantôt d’avoir été induit en erreur, lorsqu’il n’active pas la fibre tribale et ou politique.
Mais ce que sieur Lama semble ignorer est que les mandataires publics rendent de comptes non seulement à leur hiérarchie, mais également à la nation et aux agents qu’ils sont censés diriger. Ce qui n’a jamais été le cas pour lui en plus ou moins deux ans de gestion, du reste calamiteuse comme plusieurs rapports à charge du conseil d’administration l’attestent.
Or, depuis la prise de la décision qui s’est avérée salutaire pour cet établissement public à caractère technique et scientifique sous tutelle du Ministère de l’environnement et Développement durable, affirme t-on, « Tonton » Lama comme ses amis musiciens le chantent, se bat sans raison et dans un vice de procédure pour, non seulement écorcher la réputation de la Ministre d’État, Ministre de l’Environnement et Développement durable, mais aussi saper dans une rébellion administrative, l’image de marque de la République, représentée par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi qu’il croit malencontreusement soutenir sa démarche insensée.
Toujours d’après la correspondance précitée, voici quelques démarches menées de façon aussi légère que désespérée par sieur Delphin Lama :
– Il a saisi le conseil d’État en référé liberté sans avoir épuisé le recours d’ordre juridictionnel et administratif pour obtenir le report de l’arrêté de la Ministre d’État Eve Bazaiba;
– Il s’est lancé dans une campagne médiatique de diabolisation contre la Ministre d’État Eve BAZAIBA, la Première Ministre Judith Suminya Tuluka et de l’institution Présidence de la République. Une campagne de diabolisation inutile qui malheureusement le met en porte à faux de l’esprit Républicain, de l’état de droit prôné par le Président de la République et des règles élémentaires de la bonne gouvernance, socle de la gouvernance actuelle au pays;
– Plus loin, sieur Delphin Lama s’est lancé dans des actes de trafic d’influence pour tenter de faire croire à l’opinion qu’il est victime de l’acharnement pour son appartenance à la famille politique du Président de la République. Ce qui est totalement faux car, dans son désormais ex cabinet, il a pris comme l’un de ses assistants, un secrétaire national du PPRD, qui plus est, le beau-frère de Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet du désormais rébele Joseph Kabila.
Alors qu’ en réalité, Delphin Lama s’est grillé en quelques temps, par sa mégestion à outrance et des actes outrepassant les compétences lui dévolues comme l’attestent d’ailleurs plusieurs rapports du conseil d’administration sur la table du ministère de tutelle.
Ainsi à titre d’exemple, lors de la prise de ses fonctions et les Procès verbaux de remise et reprise l’attestent mieux, il a trouvé un matelas financier important estimé à plus d’un million de dollars américains et des fonds pour acquisition des véhicules de service.
Il a fallu à Delphin Lama que quelques jours pour tout vider par des dépenses onéreuses entre autre l’achat des véhicules personnels dernier cri, la délocalisation du siège de la direction générale de l’ACE sans motif avec un cabinet privé et tout cela, au frais de l’établissement. Son train de vie personnel était sa priorité au détriment des conditions sociales des cadres et agents rapporte t-on à la rédaction du média en ligne.
Sous sa direction, les agents ont accusé plusieurs mois d’arriérés de salaire à cause de la dilapidation des deniers publics. A ce jour, les arriérés cumulés des agents et des administrateurs approchent les 300.000$US apprend t-on de la même source.
Quant à sa gouvernance chaotique, Delphin Lama s’était illustré par des défis et bras de fer à l’endroit de la tutelle allant jusqu’à usurper les compétences qui n’étaient pas siennes.
L’homme s’était permis sans compétence aucune, de signer des accords avec Blue Grace Energy Bolivia et Maximance 2030 en vue d’obtenir 80 millions d’hectares de forêts congolaises et pour lancer une banque d’investissement de crédit carbone révèle également la dite correspondance.
Aujourd’hui, se faisant passé comme un agneau ou saint et surtout qu’il s’est rendu à l’évidence qu’il ne va pas obtenir gain de cause dans sa démarche devant la justice, il introduit un recours gracieux auprès de la minétat Eve Bazaiba après l’avoir traité de tous les noms d’oiseaux et de poissons.
Malheureusement, la décision de suspension à titre conservatoire prise à son encontre sur instruction de la Première Ministre, n’est pas de la compétence intuite personae, mais plutôt s’inscrit dans la logique administrative classique qu’il est censé maîtriser en tant qu’ancien mandataire public.
Et comme beaucoup d’observateurs le savent, Delphin Lama est ce qu’il est. Il ne changera pas affirme t-on dans ce milieu ! Il respirerait l’incompétence et la mégestion au point d’emporter chez lui alors qu’il est suspendu, le cachet de l’établissement, les dossiers de créances, le chéquier, le véhicule de fonction et tous les équipements de bureaux mis à la disposition de la Direction générale. N’est ce pas de la rébellion ?
CP



