
Kisangani, 4 février 2026-Le sénateur Jean Bamanisa Saidi a vivement dénoncé l’abandon du projet de réhabilitation du Parc agro-industriel de Lotokila (PAIL), un outil qu’il qualifie de stratégique pour le développement agricole et économique de la province de la Tshopo.
Cette dénonciation est contenue dans un message de sa cellule de communication consulté ce mercredi.
Selon la même source, l’état actuel du parc traduirait « un abandon complet des acquis », compromettant ainsi les objectifs initiaux de relance de la production agricole, de création d’emplois locaux et d’amélioration durable de la sécurité alimentaire au profit des communautés environnantes.
Au-delà du secteur agricole, l’élu de la Tshopo a également exprimé de sérieuses préoccupations quant à la qualité des travaux de voirie et des réseaux de drainage réalisés dans la ville de Kisangani. Il évoque des malfaçons constatées à plusieurs reprises, qu’il juge disproportionnées par rapport aux montants importants engagés pour ces infrastructures urbaines.
S’agissant de la Route nationale numéro 4 (RN4), précisément sur le tronçon Kisangani–Beni, Jean Bamanisa affirme que les réponses fournies à une question écrite adressée au ministre des Travaux publics en janvier 2025 n’ont pas permis d’apporter des éclaircissements satisfaisants sur l’état d’exécution et l’avancement réel des travaux.
Le sénateur s’est en outre interrogé sur la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Il soutient que les indemnisations individuelles et collectives attendues ne seraient toujours pas effectives, tout en dénonçant certaines dépenses qui, selon lui, auraient été engagées en dehors des objectifs initiaux du fonds.
Face à ces préoccupations, Jean Bamanisa révèle avoir saisi, depuis septembre 2025, le Bureau du Sénat afin d’obtenir la mise en place de trois commissions d’enquête parlementaires. Celles-ci devraient porter respectivement sur la gestion du PAIL de Lotokila, les travaux de voirie urbaine et de la RN4, ainsi que sur l’administration du FRIVAO. À ce jour, ces démarches seraient restées sans suite, indique sa cellule de communication.
Réaffirmant son engagement en faveur de la transparence, de la redevabilité et d’une gestion rigoureuse des fonds publics, le sénateur appelle à des mesures urgentes pour préserver les investissements réalisés et garantir un développement durable de la province de la Tshopo.
Joseph KIPALA



