Okapinews.net
FinanceProvinceUne

Assemblée nationale : pour Marcel Tshipepele, le non-paiement de députés provinciaux crée des tensions et des motions de censure répétitives contre les exécutifs !

publicite-candidat

Vendredi, 1er novembre 2024-Comme il en a pris l’habitude depuis le début de la législature en cours, le Député national Marcel TSHIPEPELE, élu de la circonscription de Kananga, n’a pas loupé une nouvelle occasion de porter les aspirations de la province du Kasaï central à l’Assemblée nationale.

Aligné, mais n’ayant pas pris parole faute de temps, l’Honorable Marcel TSHIPEPELE a versé le document contenant ses contributions à la Commission ECOFIN de la Chambre basse du Parlement.

Dans ce document, le député TSHIPEPELE attire l’attention sur les inégalités persistantes dans la répartition des ressources budgétaires et le manque de considération pour sa province natale.

L’élu de Kananga a tout d’abord félicité le Gouvernement pour la rapidité et la qualité du projet de budget, tout en regrettant le manque de projets prévus pour le Kasaï central.

Il dénonce ensuite « une flagrante injustice » à l’égard de cette province, qui selon lui, se voit une nouvelle fois délaissée.

TSHIPEPELE appelle en conséquence ses collègues à agir pour corriger ce déséquilibre, illustrant ses propos par le cas de la centrale hydroélectrique de KATENDE, dont les travaux sont interrompus depuis plusieurs années, et de la centrale de MBOMBO, sans financement pour l’exercice budgétaire à venir.

L’Honorable TSHIPEPELE a également abordé le programme volontariste agricole, notamment la situation de la base de Luiza, qui, bien qu’identifiée comme un centre stratégique pour la production de manioc et de maïs, n’a bénéficié d’aucun développement malgré la livraison d’équipements détournés en cours de route.

Il exige que le Gouvernement respecte ses engagements et dote ce centre des ressources nécessaires pour faire prospérer l’agriculture locale.

Par ailleurs, l’élu du peuple Kanangais n’a pas oublié son noble combat contre la déstabilisation des institutions politiques provinciales.

Abordant ce thème, Marcel TSHIPEPELE souligne que les retards dans les transferts de subventions aux provinces génèrent une instabilité politique dans celles-ci.

Il fait remarquer que les Assemblées provinciales accusent plus de sept mois d’arriérés de paiement, causant des tensions et des motions de censure répétitives contre les exécutifs.

Pour remédier à ce problème, il propose de diviser les transferts de subventions aux organes délibérants en trois rubriques distinctes : * »_fonctionnement, rémunération et investissement, afin de contraindre le Gouvernement central à respecter ces obligations essentielles_ ».*

En conclusion, Marcel TSHIPEPELE souligne que _* »le développement des provinces dépend de la stabilité des institutions provinciales »*,_ prenant en exemple le Lualaba et le Kongo Central, qui, grâce à une meilleure autonomie financière et sans dépendre essentiellement de l’enveloppe nationale, connaissent des avancées significatives. Il demande le soutien de ses collègues pour adopter cette scission des subventions, afin d’assurer une gestion plus équitable des fonds publics et de promouvoir un développement harmonieux à travers l’ensemble du territoire national :

* »_À ce jour, Honorable Président, les Assemblées provinciales cumulent plus de 7 mois d’impaiement. À mon humble avis, je pense que c’est le libellé « frais de fonctionnement », sous lequel ces dotations sont octroyées, qui reflète un manque d’intérêt du Gouvernement et qui est à l’origine de ces retards. Je propose donc que, nous, en tant qu’autorités budgétaires, puissions diviser cette dotation en trois rubriques distinctes à savoir : fonctionnement, rémunération, et investissement. Cela pourra conférer à ces transferts un caractère contraignant pour le Gouvernement central, en raison des obligations légales et contractuelles envers ces élus, qui jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre des politiques publiques provinciales_ »* ; fait-il remarquer avant de renchérir :

* »_le développement de nos provinces dépend également de la stabilité des institutions provinciales. Un paiement régulier des députés provinciaux réduirait les motions répétitives, permettant ainsi aux gouverneurs de se concentrer sur leurs programmes d’action pour le développement à la base voulu par tous_. »*

En outre, dans sa proximité remarquable, TSHIPEPELE a également évoqué la situation socioprofessionnelle des conseillers municipaux à travers le pays, tout en recommandant au Gouvernement de la République d’offrir un traitement digne du rang de ces élus du peuple.

 

Cellcom

publicite-candidat

Liens Pertinents