
Dimanche, 29 décembre 2024-Ce drame déplorable a lieu dans la nuit du vendredi 27 à samedi 28 décembre 2024 au quartier Dibua-Nsakala, communément appelé Baobab, dans la commune de Nzanza.
En effet, un jeune commerçant très célèbre dans le milieu exerçant ses petites activités commerciales de survie juste en face d’une boulangerie anciennement dénommée « Lipa ya sika » située à quelques mètres seulement de l’EP. Tuzolana où il exploite une boutique bien achalandée, a été abattu de façon horrible par des inciviques sans foi ni loi chez-lui à domicile. C’était en présence de son épouse et de ses enfants méconnaissables.
Répondant au nom de Lupemba, ce jeune commerçant habituellement très accueillant, était suivi à la loupe par ses bourreaux qui veillaient au grain sur tous ses mouvements de vente à la veille des festivités de la Nativité.
Selon une certaine indiscrétion, avant qu’il ne soit tué, il était bénéficiaire d’une importante somme d’argent, le jour de la Noël, provenant d’une ristourne qu’il exerce avec certains de ses proches amis et connaissances.
Trahi certainement par l’un d’entre ces derniers sans pour autant qu’il ne le sache, ces criminels l’ont cependant surpris aux environs de 2 heures du matin dans sa maison située aux encablures de Capou, l’un des sites faisant partie du quartier Dibua-Nsakala. Ils l’ont d’abord dépouillé de tout l’argent qu’il gardait chez-lui ainsi que de certains de ses biens de valeur, avant de lui tirer une balle réelle à bout portant et prendre la poudre d’escampette.
Cet acte à la fois odieux et ignoble s’est malheureusement déroulé en cette même période où l’opération « Kumbaki mbi ko » initiée par le maire Dominique Nkodia Mbete et laquelle ne cesse d’enregistrer de meilleurs résultats, se poursuit encore normalement à travers toute l’étendue de la ville portuaire de Matadi et de ses environs.
A noter que les quelques amis de son quartier, curieusement mis en tenaille par ces malfrats munis d’armes à feu automatiques, qui voulaient tenter de le secourir après avoir entendu les cris de détresse de l’épouse et des enfants traumatisés, n’ont pas pû le faire devant ses gangs armés jusqu’aux dents. Ils n’ont fait que constater les dégâts la mort dans l’âme.
L’assassinat de Lupemba, selon de nombreux habitants de Matadi, doit interpeller les responsables de la police et des forces armées congolaises ayant la gestion des éléments commis dans l’opération « Kumbaki mbi ko » dans leurs attributions.
C’est-à-dire, dans l’exercice de celle-ci, ils doivent instruire lesdits éléments à ne pas se limiter tout simplement sur les principales artères de la ville ; mais aussi et surtout à pénétrer dans les fins fonds des quartiers éloignés desdites artères très souvent exposés à des cas d’insécurité avec criminalité.
Aussi, le renforcement de cette opération en agents, équipements et en engins roulants pour une meilleure mobilité doivent être envisagé en lieu et place de continuer gonfler les effectifs au seul service de la police de circulation routière.
Enfin, des taupes appelés aussi des espions habitués à vendre la mèche auprès des inciviques et qui, pis est, s’infiltrent dans certaines organisations liées aux activités de la ristourne doivent être également dénoncés.
Car, il est vraiment incroyable et inconcevable de voir certains malfaiteurs communement appelés « kuluna » être informés en temps réel de toutes les situations qui se passent de la manière discrète dans lesdites organisations. D’où le choix des membres appelés à participer à ce genre d’organisations doit être réglementé. Ce qui éviterait d’emblée la présence des mouchards dans les groupes. Ces derniers qui sont capables de tout et de rien.
Lupemba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ayant été oté la vie dans des circonstances laissant à désirer, son sang qui crie vers l’éternel doit tout faire pour que ses assassins soient appréhendés au plus vite afin qu’ils répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.
C’est aussi le vœu émis par toute la population de Matadi éprise de paix.
Dieudonné MUAKA DIMBI



