Okapinews.net
UneDéveloppementSociété

New-York : le Corridor de Lobito au cœur de la stratégie d’industrialisation et de création d’emplois ! 

Samedi, 26 septembre 2026-En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a pris part, jeudi à New York, au forum « Financing Africa’s Future », organisé par Invest Africa. Les échanges ont porté notamment sur le financement des corridors stratégiques africains, avec une attention particulière accordée au Corridor de Lobito.

Intervenant aux côtés de représentants de l’Africa Finance Corporation (AFC), de la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) et de TechMet, le ministre congolais des Mines a présenté la vision de la RDC pour cette infrastructure stratégique.

Selon Louis Watum Kabamba, le Corridor de Lobito ne doit pas être considéré comme une simple voie d’évacuation des minerais. Il doit plutôt devenir un véritable corridor économique et industriel, susceptible de favoriser l’investissement, l’industrialisation et la création d’emplois en République démocratique du Congo.

« Pour la RDC, le chemin de fer est l’épine dorsale, mais l’industrialisation est l’objectif. »

Au-delà du transport des minerais
Pour le ministre des Mines, l’enjeu consiste désormais à tirer pleinement parti des infrastructures liées au Corridor de Lobito afin de stimuler l’exploration minière, le développement de nouveaux projets, la transformation locale des minerais, la fabrication industrielle et les investissements dans le secteur énergétique.

Cette stratégie vise également à favoriser la création d’emplois et l’émergence d’un tissu industriel capable de générer davantage de valeur ajoutée localement.

Dans cette perspective, Louis Watum Kabamba a particulièrement insisté sur l’importance de la liaison ferroviaire Dilolo–Sakania, longue de plus de 1 000 kilomètres.

Cette infrastructure doit contribuer à renforcer la connexion entre les principaux bassins miniers du Lualaba et du Haut-Katanga et le réseau ferroviaire reliant la RDC au port de Lobito, en Angola.

Développer des chaînes de valeur locales
Au-delà de l’acheminement des ressources minières, le ministre a plaidé pour le développement de véritables chaînes de valeur autour du corridor.

Parmi les secteurs identifiés figurent notamment la transformation du cuivre et du cobalt, la fabrication d’équipements électriques, l’ingénierie, la maintenance, les services, ainsi que le développement des PME et de la sous-traitance congolaise.

L’agriculture figure également parmi les secteurs susceptibles de bénéficier des infrastructures et des nouvelles opportunités économiques créées le long du Corridor de Lobito.

Cette approche vise à faire en sorte que les infrastructures ne servent pas uniquement à transporter les minerais vers les marchés internationaux, mais qu’elles contribuent aussi à créer un écosystème économique et industriel au bénéfice des territoires traversés.

Une architecture intégrée pour attirer les investissements

Lors de son intervention, Louis Watum Kabamba a également souligné que l’intérêt stratégique du Corridor de Lobito ne repose pas uniquement sur l’importance des ressources minières africaines ou sur leur capacité à être acheminées vers les marchés.

Il constitue, selon lui, un exemple d’architecture intégrée, mettant en relation les ressources minières, les infrastructures, les capitaux et les marchés au sein d’un même système économique susceptible d’attirer davantage d’investissements.

Le ministre a ainsi appelé à une approche intégrée du financement des infrastructures, reposant sur une complémentarité entre les États, les institutions financières de développement, les investisseurs privés et les partenaires stratégiques.

L’objectif est que chaque catégorie d’acteurs puisse prendre en charge les risques correspondant le mieux à ses capacités et à son rôle dans la réalisation des projets.

À travers cette vision, la RDC entend faire du Corridor de Lobito un instrument d’intégration régionale, de développement industriel et de création d’emplois.

L’ambition est de connecter plus efficacement les ressources minières, les infrastructures, l’énergie, les marchés et les capitaux, afin de favoriser une transformation économique durable du pays.

Cette orientation s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, qui place notamment la valorisation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et l’industrialisation parmi les enjeux majeurs du développement de la RDC.

 

ITK

Liens Pertinents