Lundi, 19 octobre 2026-Dans le cadre de l’évaluation de la première année d’exercice du Gouvernement Suminwa II, le ministre d’État, ministre des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a présenté les principales réalisations de son ministère. Son bilan met notamment en avant le renforcement du dialogue entre les institutions, la prévention des crises institutionnelles, l’amélioration du contrôle parlementaire et la modernisation du travail législatif en République démocratique du Congo (RDC).
Membre du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, Guy Loando Mboyo a rappelé l’importance de la collaboration entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif pour assurer le bon fonctionnement des institutions et favoriser la mise en œuvre des politiques publiques.
Selon lui, la séparation des pouvoirs, principe fondamental de l’organisation institutionnelle de la République, ne doit pas empêcher la coopération entre les institutions. Le Parlement exerce ses prérogatives législatives et de contrôle de l’action gouvernementale, tandis que l’exécutif est chargé de mettre en œuvre les politiques publiques.
Dans cette dynamique, le ministère des Relations avec le Parlement joue un rôle d’interface entre les deux institutions. Il assure notamment le suivi de l’agenda législatif, accompagne les membres du Gouvernement lors des interpellations parlementaires et facilite la défense des projets de loi soumis à l’examen des députés nationaux et des sénateurs.
Le dialogue institutionnel pour prévenir les crises
Évoquant les difficultés rencontrées dans les relations entre l’exécutif et le législatif, notamment dans un contexte marqué par des tensions autour de la loi d’habilitation, Guy Loando Mboyo a souligné les efforts entrepris pour fluidifier les échanges et renforcer la concertation entre les institutions.
Le ministre d’État a indiqué avoir personnellement accompagné plusieurs membres du Gouvernement lors des exercices de contrôle parlementaire. Cette démarche vise à faire du contrôle parlementaire un véritable mécanisme de redevabilité républicaine, plutôt qu’une source permanente de confrontation politique.
L’objectif est de préserver la stabilité institutionnelle tout en garantissant le respect des prérogatives constitutionnelles des élus du peuple.
Le ministère intervient également, en collaboration avec celui de l’Intérieur, dans la recherche de solutions aux crises opposant certains exécutifs provinciaux aux assemblées provinciales. Ces tensions, souvent liées à des incompréhensions ou à des rivalités politiques, peuvent perturber le fonctionnement des institutions à l’échelle provinciale.
Face à ces situations, Guy Loando Mboyo privilégie l’identification des causes des différends, la concertation entre les parties et la recherche de solutions durables par le dialogue. Il a, à cette occasion, rappelé que les députés provinciaux disposent, au même titre que les députés nationaux, du droit d’interroger les responsables publics sur leur gestion.
L’Académie parlementaire pour renforcer les capacités des acteurs
Parmi les initiatives majeures présentées dans le cadre de ce bilan figure la création de l’Académie parlementaire en RDC. Cette structure ambitionne de mettre en place un cadre permanent de formation au profit des différents acteurs intervenant dans le processus parlementaire.
Au-delà des députés nationaux et des sénateurs, l’Académie entend également s’adresser aux assistants parlementaires, aux journalistes, aux membres de la société civile ainsi qu’à toute personne souhaitant approfondir sa compréhension du fonctionnement du Parlement.
Les enseignements envisagés porteront notamment sur les procédures législatives, le fonctionnement des commissions parlementaires, les séances plénières et les mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale.
À travers cette initiative, le ministère entend améliorer les compétences des bénéficiaires, renforcer la qualité du travail parlementaire et contribuer à une meilleure gouvernance publique.
Contrairement aux formations ponctuelles, l’Académie devrait proposer des parcours structurés en plusieurs modules, assortis de crédits de formation déterminés selon le volume horaire et les enseignements suivis, dans une logique compatible avec le système Licence-Master-Doctorat (LMD).
La transformation numérique constitue également un axe de développement envisagé. Le recours aux outils numériques et à l’intelligence artificielle devrait contribuer à moderniser les pratiques parlementaires, à améliorer le fonctionnement de l’administration parlementaire et à adapter les compétences des acteurs institutionnels aux évolutions technologiques.
La solidarité gouvernementale au service des réformes
Abordant la prise en charge des réformes sectorielles et des projets soumis au Parlement, Guy Loando Mboyo a insisté sur la nécessité de renforcer la solidarité gouvernementale. Celle-ci implique une coordination des actions ministérielles autour d’un objectif commun : répondre aux besoins de la population congolaise.
Dans le cadre de ses attributions, le ministère des Relations avec le Parlement assure le suivi des textes transmis au Parlement, depuis leur examen en commission jusqu’à leur adoption, conformément aux procédures institutionnelles en vigueur.
Il accompagne également les membres du Gouvernement appelés à répondre aux préoccupations des parlementaires et veille à faciliter la prise en compte des besoins sectoriels lors de l’examen du budget de l’État, dans le respect des mécanismes de contrôle établis.
Cette mission de coordination vise à favoriser une meilleure articulation entre les priorités gouvernementales, le travail parlementaire et les attentes de la population.
Poursuivre les priorités présidentielles et le programme gouvernemental
Pour la suite de son mandat, Guy Loando Mboyo a réaffirmé son engagement à poursuivre la mise en œuvre des six priorités définies par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de son investiture, ainsi que du programme gouvernemental couvrant la période 2024-2028.
Le ministre d’État entend ainsi consolider les relations entre le Gouvernement et le Parlement, prévenir les tensions institutionnelles et contribuer à la transformation des attentes des Congolais en résultats concrets.
À travers les actions présentées, son ministère entend renforcer la coopération institutionnelle, promouvoir une culture de dialogue et de responsabilité publique, tout en accompagnant les réformes nécessaires au développement du pays.
En définitive, Guy Loando Mboyo a rappelé que l’action gouvernementale doit s’inscrire dans une logique de redevabilité, d’écoute et de respect des institutions démocratiques. Un engagement qui place la collaboration entre l’exécutif et le législatif au cœur du fonctionnement de l’État et de la recherche du bien-être de la population congolaise.
ITK


