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RDC : « Le peuple congolais n’a pas la mémoire courte », Jonathan Longonda répond à Joseph Kabila et appelle à défendre la souveraineté nationale !

Dimanche, 11 octobre 2026-Le retour de Joseph Kabila dans le débat politique congolais continue de susciter des réactions. Jonathan Longonda, haut cadre du Nouvel Élan, estime que les prises de position de l’ancien président sur la situation politique et sécuritaire du pays doivent être examinées à la lumière de son propre bilan, après dix-huit années passées à la tête de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans une tribune politique, Jonathan Longonda défend la nécessité d’un débat public fondé sur la responsabilité, la mémoire collective et la préservation des intérêts nationaux. Il considère que les critiques formulées à l’égard de la gouvernance actuelle ne doivent pas faire oublier les responsabilités des anciens dirigeants dans l’histoire récente du pays.

« En démocratie, nul ne peut réclamer le droit de juger les autres sans accepter que son propre bilan soit également évalué », soutient-il, insistant sur le devoir de rendre compte qui incombe à toute personne ayant exercé les plus hautes fonctions de l’État.

Cette prise de position intervient alors que la RDC reste confrontée à une grave crise sécuritaire dans sa partie orientale, marquée notamment par les activités de l’AFC/M23 et les tensions régionales.

Pour Jonathan Longonda, la priorité doit rester la défense de l’intégrité territoriale, la protection des populations et le renforcement de l’autorité de l’État. Il estime que les débats politiques ne doivent pas détourner l’attention des souffrances des populations touchées par les violences.

Le haut cadre du Nouvel Élan met également en garde contre les discours susceptibles de réduire la crise congolaise à un simple conflit identitaire interne, estimant qu’une telle lecture risque d’occulter les enjeux liés à la souveraineté nationale et aux ingérences étrangères.

Sans exclure le débat contradictoire, il appelle à une analyse responsable des déclarations des acteurs politiques, afin que les souffrances des Congolais ne soient pas instrumentalisées à des fins partisanes.

Dialogue national : privilégier une paix durable

Sur la question du dialogue politique, Jonathan Longonda reconnaît que la concertation peut contribuer à la recherche de solutions durables aux crises que traverse le pays. Il souligne toutefois que ce processus doit s’inscrire dans le respect de l’ordre constitutionnel et des institutions républicaines.

Selon lui, le dialogue ne doit pas conduire à banaliser la violence armée ni à transformer la prise des armes en moyen d’accéder au pouvoir.

Il plaide pour une paix fondée sur la sécurité des populations, le rétablissement de l’autorité de l’État, la justice pour les victimes et le respect de la souveraineté congolaise.

Cette position traduit, selon sa tribune, la nécessité de concilier la recherche de la paix avec l’exigence de responsabilité des différents acteurs impliqués dans la crise.

Dans son analyse, Jonathan Longonda réaffirme son attachement aux institutions républicaines et exprime son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi dans la défense de l’intégrité territoriale de la RDC.

Il appelle les forces politiques et sociales à privilégier l’unité nationale face aux menaces sécuritaires et aux tensions qui fragilisent le pays.

Toutefois, son plaidoyer en faveur de la mobilisation patriotique s’accompagne d’un appel à une gouvernance responsable, à la justice sociale et à des résultats concrets en faveur de la population.

Pour lui, la souveraineté nationale ne se limite pas à la défense des frontières. Elle implique également la capacité de l’État à garantir la sécurité, à faire respecter la justice, à améliorer les conditions de vie des citoyens et à offrir des perspectives à la jeunesse congolaise.

« La RDC appartient au peuple congolais »

Au-delà de la confrontation entre anciens et actuels dirigeants, Jonathan Longonda estime que l’avenir du pays doit être construit autour de l’intérêt général plutôt que des ambitions individuelles.

Il rappelle que la République démocratique du Congo n’appartient ni à un ancien chef de l’État, ni à une puissance étrangère, ni à un mouvement armé, mais à l’ensemble du peuple congolais.

Dans cette perspective, il appelle à tirer les leçons du passé, à consolider les institutions et à privilégier des solutions capables de répondre durablement aux attentes de la population.

« Le Congo n’a pas besoin d’un sauveur autoproclamé. Il a besoin d’un leadership républicain, courageux et tourné vers l’avenir », affirme-t-il.

En conclusion, le haut cadre du Nouvel Élan insiste sur la nécessité de préserver la mémoire politique du pays et de soumettre tous les dirigeants, anciens comme actuels, à l’exigence de responsabilité.

« Le peuple congolais n’a pas la mémoire courte » : par cette formule, Jonathan Longonda résume son appel à un débat politique fondé sur la vérité, la responsabilité et le patriotisme, dans un contexte où la sécurité, la cohésion nationale et la souveraineté de la RDC demeurent au centre des préoccupations.

ITK

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