
Dimanche, 7 décembre 2025-Dans un communiqué de presse n°36 rendu public ce samedi 6 décembre 2025, l’État-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) accuse l’armée rwandaise et ses supplétifs du mouvement armé AFC/M23 d’intensifier les bombardements visant des zones densément peuplées du Sud-Kivu.
Selon le document signé par le Général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, ces attaques se sont multipliées depuis le jeudi 4 décembre, jour de la signature à Washington d’un accord de paix devant le Président américain et des témoins internationaux.
Les bombardements, partis de la localité rwandaise de Bugarama, auraient ciblé plusieurs agglomérations congolaises situées sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la plaine de la Ruzizi.
Le communiqué dénonce “un crime odieux” ayant coûté la vie à plusieurs civils congolais. Les FARDC évoquent la barbarie rwandaise et les appétits criminels du groupe armé AFC/M23, accusés d’avoir également détruit des infrastructures sociales essentielles, notamment des écoles, un centre de santé et des habitations civiles.
Pour l’armée congolaise, ces actes constituent clairement des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Ils démontreraient, selon le communiqué, la volonté de Kigali de narguer la communauté internationale et de saboter tout processus de paix en dépit des engagements pris devant des médiateurs et observateurs internationaux.
Les FARDC condamnent fermement ce nouvel épisode de violence, qualifié de énième pogrom contre des civils. Elles réaffirment leur détermination à contrer les velléités bellicistes et criminelles attribuées au Rwanda.
L’armée congolaise assure la population de sa volonté de poursuivre la défense du territoire national et de protéger les communautés affectées, “quoi qu’il en coûte”, quitte à aller jusqu’au sacrifice suprême.
ITK



