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Redevabilité : Irène Esambo Diata dresse le bilan d’une année de réformes en faveur des personnes vivant avec handicap !

Mardi, 8 septembre 2026-À l’occasion de l’exercice de redevabilité marquant la première année d’action du Gouvernement Suminwa II, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, chargée des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables (PVH-APV), Irène Esambo Diata, a présenté le bilan des réformes engagées en faveur de l’inclusion sociale, de l’égalité des chances et de l’autonomisation des personnes vivant avec handicap en République démocratique du Congo.

Placée sous la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la valorisation du capital humain un axe majeur de l’action publique, cette politique s’inscrit également dans la dynamique de réformes structurelles impulsée par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.

Au cours des 365 premiers jours du Gouvernement Suminwa II, plusieurs actions ont été entreprises pour renforcer l’intégration des personnes vivant avec handicap dans les politiques publiques.

Pour Irène Esambo Diata, l’inclusion ne doit pas être considérée comme une question concernant uniquement les personnes vivant avec handicap, mais comme une responsabilité nationale impliquant l’ensemble de la société.

La ministre a souligné que les personnes vivant avec handicap disposent de compétences, de talents et d’aptitudes susceptibles de contribuer pleinement au développement économique, social et politique du pays.

Son action s’est ainsi orientée vers la structuration des mécanismes d’intégration, le renforcement de la coordination avec les différents secteurs gouvernementaux et la mise en place progressive d’une politique publique transversale de l’inclusion.

L’accessibilité élevée au rang de priorité nationale

L’un des axes majeurs de cette première année concerne l’accessibilité.

Selon la ministre déléguée, celle-ci ne se limite pas à la construction de bâtiments adaptés aux personnes vivant avec handicap. Elle concerne également l’accès à l’information, à la communication et aux services publics.

Irène Esambo Diata a notamment salué le développement de l’interprétation en langue des signes dans certains espaces publics et médiatiques. Elle estime que cette pratique devrait progressivement devenir une norme dans les chaînes de télévision et les dispositifs d’information publique afin de garantir aux personnes sourdes un accès effectif à l’information.

Cette approche s’appuie sur la loi organique portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec handicap et des autres catégories vulnérables, qui prévoit une implication de l’ensemble des ministères dans la mise en œuvre des politiques d’accessibilité.

Vers une application effective de la loi organique

La loi organique sur la protection et la promotion des droits des personnes vivant avec handicap constitue désormais le principal socle juridique de la politique nationale d’inclusion.

Ce texte, qui compte plus de 250 articles, encadre les droits et les mécanismes de protection des personnes vivant avec handicap ainsi que des autres catégories vulnérables.

Après le lancement de sa vulgarisation par le Président de la République en 2023, le Gouvernement poursuit la mise en place progressive des mesures nécessaires à son application effective, notamment à travers des décrets et arrêtés.

La ministre insiste toutefois sur la nécessité d’accélérer la vulgarisation de ce cadre légal et de renforcer les mécanismes normatifs, institutionnels et opérationnels devant permettre son application sur toute l’étendue du territoire national.

Des mécanismes de contrôle renforcés

Le Gouvernement entend également renforcer les dispositifs d’inspection et de contrôle afin de garantir le respect des normes d’accessibilité dans les infrastructures publiques et privées.

Cette mission implique plusieurs institutions gouvernementales, notamment les ministères de la Justice et des Finances, appelés à contribuer au suivi juridique et financier des mesures d’inclusion.

Selon Irène Esambo Diata, des sanctions peuvent être appliquées contre les infrastructures qui ne respectent pas les normes prévues par la loi, allant jusqu’au scellement de certains chantiers en cas de non-conformité.

Des avancées dans l’emploi et l’égalité des chances

L’accès à l’emploi figure également parmi les principales avancées mises en avant par la ministre déléguée.

Elle a notamment évoqué les progrès enregistrés dans l’application du quota légal de recrutement des personnes vivant avec handicap dans la fonction publique.

Le Haut-Katanga constitue, selon elle, un exemple encourageant. Dans certaines opérations de recrutement, le ministère de l’Emploi y aurait dépassé le quota légal de 5 %, avec une représentation atteignant jusqu’à 10 % de personnes vivant avec handicap.

Cette dynamique commence également à s’étendre à d’autres secteurs de l’administration publique, notamment dans certains processus de recrutement liés au recensement national.

Pour la ministre, ces avancées témoignent d’une évolution progressive vers une meilleure égalité des chances, même si des efforts restent nécessaires pour généraliser ces pratiques à travers l’ensemble du pays.

Le handipreneuriat au cœur de l’autonomisation économique

L’autonomisation économique des personnes vivant avec handicap constitue un autre axe stratégique de l’action gouvernementale.

Irène Esambo Diata a présenté le handipreneuriat comme une réforme structurante destinée à permettre aux personnes vivant avec handicap de développer leurs compétences et de créer leurs propres activités économiques.

Dans cette perspective, une institution publique dédiée à l’apprentissage des métiers, au handipreneuriat et à l’innovation devrait contribuer au renforcement des capacités professionnelles et à l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales.

Le ministère a également engagé une campagne nationale consacrée à l’élaboration de plans d’affaires simplifiés afin de faciliter l’accès des personnes vivant avec handicap aux programmes d’accompagnement entrepreneurial.

La ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’ouvrir davantage les mécanismes de financement et de crédit aux handipreneurs afin de leur permettre de transformer leurs compétences et leurs projets en véritables activités génératrices de revenus.

Sortir les personnes vivant avec handicap de la rue par l’autonomisation

Pour illustrer cette politique, Irène Esambo Diata a évoqué la situation de certaines personnes aveugles et malvoyantes formées notamment à la massothérapie.

Faute d’opportunités professionnelles, plusieurs d’entre elles se retrouvent contraintes de développer des activités de survie dans la rue malgré les compétences acquises.

À travers les nouveaux mécanismes de formation et d’entrepreneuriat, le Gouvernement ambitionne de les accompagner vers la création de centres de massage, leur intégration dans les établissements de santé ou encore le développement de leurs propres activités économiques.

La ministre reconnaît cependant que la réussite de cette transformation dépendra également de la mobilisation des ressources budgétaires nécessaires à la mise en œuvre de ces programmes.

Une politique gouvernementale transversale

La politique d’inclusion repose également sur une collaboration entre plusieurs ministères du Gouvernement Suminwa II.

Le ministère de l’Entrepreneuriat intègre progressivement les personnes vivant avec handicap dans ses programmes, tandis que le ministère de l’Emploi poursuit la mise en œuvre des mesures destinées à améliorer leur représentation sur le marché du travail.

Des échanges ont également été engagés avec le ministère d’État en charge du Portefeuille afin d’étendre l’application des quotas aux entreprises publiques.

Le secteur privé est également concerné, notamment à travers les discussions engagées avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC) pour promouvoir une plus grande inclusion professionnelle.

Pour Irène Esambo Diata, cette coordination interministérielle constitue un levier essentiel pour transformer l’emploi, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’accès au financement en droits effectifs pour toutes les catégories de la population.

Faire de la RDC une référence africaine en matière d’inclusion

Pour les douze prochains mois, la ministre déléguée affiche une ambition claire : faire de la République démocratique du Congo une référence africaine en matière d’inclusion sociale et professionnelle.

Elle est notamment revenue sur sa participation à une rencontre internationale organisée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, au cours de laquelle elle a présenté l’expérience congolaise en matière de politiques d’inclusion.

À l’issue de cette rencontre, les autorités ivoiriennes se sont engagées à ouvrir la fonction publique au recrutement de 400 personnes vivant avec handicap.

Pour Irène Esambo Diata, cette évolution témoigne du rôle croissant que joue la RDC dans le plaidoyer africain en faveur des droits des personnes vivant avec handicap.

Une République où personne n’est laissé de côté

En conclusion, la ministre déléguée a réaffirmé que les personnes vivant avec handicap ne réclament ni privilège ni assistance particulière, mais simplement l’application effective des droits garantis par la loi.

L’objectif, a-t-elle insisté, est de bâtir une République où chaque citoyen, quelles que soient ses capacités physiques ou sensorielles, peut travailler, entreprendre, se former, accéder au financement et contribuer pleinement au développement national.

Sous le leadership du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et dans le cadre de l’action gouvernementale conduite par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Gouvernement poursuit ainsi la mise en œuvre d’une politique publique d’inclusion destinée à faire de la valorisation du capital humain un véritable moteur du développement durable en République démocratique du Congo.

ITK

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