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Sécurité : des changements à la tête du commandement des opérations militaires au Nord-Kivu, Constant Ndima dépouillé de ses fonctions, voici les généraux désignés par le chef d’État Major Général (Liste) !

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Jeudi, 7 juillet 2022-C’est un document qui vient clarifier les responsabilités dans le commandement des opérations Sokola II, qui pilote les actions militaires, dont celles du Mouvement du 23 mars (M23) au Nord-Kivu.

Dans un télégramme datant du 5 juillet dernier, le chef d’Etat major général des Forces armées de la RDC (FARDC), le général d’armée Célestin Mbala, confie le commandement des opérations militaires aux généraux Peter Cirimwami Nkuba, commandant intérimaire de la 32eme région militaire, Clément Bitangalo Mulime, commandant intérimaire des opérations Sokola II et le lieutenant général Constant Ndima, commandant de la troisième zone de défense.

Célestin Mbala instruit le gouverneur militaire du Nord-Kivu, Constant Ndima, à ne s’occuper que de la gestion politico-administrative de la province. Il note avoir décidé ce réaménagement sur instruction du commandant suprême de l’armée, le président Félix Tshisekedi.

Le télégramme ne précise pas toutefois si la limite du gouverneur Constant Ndima à gérer les affaires militaires n’est circonscrite que dans le secteur opérationnel qui s’étend dans le petit nord seulement (Ruthsuru, Nyiragongo, Goma, Masisi, Walikale).

Le document ne précise pas non plus s’il s’agit de quelles opérations. Mais une source au sein de l’armée indique, à ACTUALITE.CD, qu’il s’agit des opérations menées au sein du secteur opérationnel Sokola II, et spécialement celle de traque contre le M23, commandée, selon les communiqués du gouvernorat du Nord-Kivu, par le général Constant Ndima, mais pilotée sur le terrain par le général Peter Cirimwami Nkuba.

Cette clarification des responsabilités facilite le commandement des opérations, mais relance un débat sur l’importance du maintien de l’état de siège. Car le militaire nommé gouverneur à la suite de cette mesure exceptionnelle ne pourra désormais s’occuper que de la gestion político-administrative de la province. Ce qu’assurait jusque-là le gouverneur civil aujourd’hui en congé.

« L’état de siège n’a plus de sens, car le gouverneur ne va s’occuper que des affaires civiles », dénonce un ancien administrateur d’un territoire du Nord-Kivu aujourd’hui en congé suite à l’état de siège.

Instaurée en mai 2021 au Nord-Kivu et Ituri, l’état de siège avait décidé du remplacement des autorités civiles des entités décentralisées de ces provinces par des militaires pour faciliter la traque des rebelles nationaux et étrangers. Mais des activistes de la société civile ne cessent de dénoncer l’inefficacité de cette mesure exceptionnelle qui n’a pas su stopper les violences. Ils plaident pour le retour des civils à la gestion politico-administrative des provinces pour permettre aux militaires de se concentrer aux opérations militaires.

Article tiré d’Actualité.cd, le titre est d’Okapinews.net

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