
Vendredi, 22 avril 2022-La situation est chaotique si pas catastrophique au Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral, CNSA que préside Joseph Olenghankoy. Trois ans sans frais de fonctionnement, des membres impayés depuis des années… voilà en quelque sorte la situation précaire de cette institution du pays.
Les membres de cette institution en ont marre. Ils ont exprimé ce ras-le-bol dans une correspondance adressée au Premier Ministre, Jean Michel Sama Lukonde. Cette institution d´appui à la démocratie dénonce le blocage de ses frais de fonctionnement observé depuis plus de 3 ans. Le siège des bureaux du CNSA est en retard de paiement de loyer depuis plus de 3 ans. Revenant sur les raisons qui avaient poussé à sa création, le bureau du CNSA dit constater son exclusion systématiquement des dossiers de gestion du processus électoral et des conflits identitaires.
Monsieur le Premier Ministre, présentement depuis plus de trois (3) ans et demi, le CNSA, Institution de la République, n’a plus reçu ni frais de fonctionnement, ni tout autre frais connexe de droit et pourtant repris dans les différents budgets mais jamais exécutés. Cette ségrégation institutionnelle porte gravement atteinte et préjudice à la République du fait de la non-réalisation des missions dévolues au CNSA consécutive à cette paralysie apparemment délibérée. Cette volonté apparemment délibérée de privatiser l’Etat au détriment de certaines institutions, en violation de la Constitution et des lois de la République, risque d’avoir des conséquences regrettables pour la Nation tôt ou tard », dit, sans réserve, Joseph Olenghankoy dans sa correspondance adresse à Sama.
À lui de poursuivre « Monsieur le Premier Ministre, les dames et messieurs qui composent le CNSA, dévoués à la République depuis, n’ont jamais reçu ni bureaux, ni équipements de bureau, ni véhicules de fonction, encore moins les indemnités kilométriques »
Comme vous le savez, dit le patron du CNSA, l’enveloppe salariale mensuelle du CNSA allouée aux membres du Bureau, aux autres membres et personnels politique, administratif et d’appoint s’élève à l’équivalent de 61 000 USD, contrairement à la méchante campagne mensongère orchestrée qui allègue du caractère budgétivore de l’institution CNSA.
« Il est anormal, Monsieur le Premier Ministre, que dans un Etat dit de droit, qu’une institution de l’État soit hébergée gratuitement par un privé depuis bientôt quatre ans. Par conséquent, nous vous prions de faire bénéficier au CNSA ainsi qu’aux autres institutions, des fonds prévus au Budget en leur faveur pour permettre à chacune d’elle d’accomplir sa mission », a-t-il conclu.
Ci-dessous, l’intégralité de la lettre !





