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Le parti politique « MUDN » dénonce une tentative de dissolution et appelle à la défense du pluralisme démocratique en RDC !

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Vendredi, le 16 mai 2025 – Le Mouvement d’Union pour le Développement National (MUDN), parti membre de la plateforme politique MRC (Mouvement Radical pour le Changement) de Franck Diongo, tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de « tentative de musellement politique » orchestrée par le gouvernement congolais.

Par la voix de son Président National, Pascal Lukibakisa Munongo, le parti dénonce des intentions de dissolution émanant du Ministère de l’Intérieur, sous la conduite du Vice-Premier ministre Jaquemain Shabani.

Des accusations jugées infondées

Selon le MUDN, ces menaces de suspension seraient motivées par des accusations sans fondement, liant certains de ses cadres des provinces du Sud et du Nord-Kivu à la rébellion de l’Alliance des Forces pour le Changement (AFC/M23) qui sévit dans l’Est du pays.

Le parti rejette avec fermeté ces allégations, les qualifiant de « mensongères et diffamatoires », et y voit une stratégie visant à écarter une opposition politique de plus en plus active sur le terrain.

Une atteinte grave à la démocratie

Le MUDN rappelle que la République Démocratique du Congo est un État de droit régi par une Constitution qui consacre le pluralisme politique, la liberté d’expression et le droit à la participation politique.

« Nous sommes profondément préoccupés par cette dérive autoritaire », a déclaré Pascal Lukibakisa, soulignant que ces tentatives de suppression de l’opposition surviennent dans un contexte de crise multidimensionnelle : politique, sécuritaire, économique et sociale.

La cohésion nationale menacée

Pour le MUDN, ces actions du gouvernement Tshisekedi ne font qu’aggraver la fracture nationale.

Alors que le peuple réclame l’unité et la cohésion, le pouvoir central semble, selon le parti, vouloir « casser tout élan de rassemblement et de dialogue ».

Le parti accuse le Ministère de l’Intérieur de saboter toute initiative allant dans le sens de l’apaisement, préférant des pratiques de répression et d’intimidation politique.

Appel à inscrire des milices sur la liste noire des groupes terroristes

Dans ce même élan, le MUDN appelle la communauté nationale et internationale à prendre des mesures fermes contre les milices politiques qui, selon lui, bénéficient de l’impunité.

Le parti demande l’inscription immédiate des « Forces du Progrès » et de la « Brigade Spéciale de l’UDPS » sur la liste des groupes terroristes, en raison de leur implication présumée dans des violations graves des droits humains, y compris des actes d’intimidation, d’agression et de violence politique.

Une stratégie d’asphyxie de l’opposition

Le MUDN ne s’est pas limité à la défense de sa propre cause. Il a élargi sa dénonciation à d’autres partis d’opposition victimes de la même pression politique.

Il cite notamment la suspension des activités du PPRD de l’ancien président Joseph Kabila et du MLP de Franck Diongo, qu’il qualifie de « mesures liberticides destinées à neutraliser l’opposition ».

« Nous sommes face à une tentative manifeste de retour à un système de parti unique, déguisé sous des atours démocratiques. Le peuple congolais ne doit pas être dupe », a conclu le Président National du MUDN, appelant les forces vives de la nation, les partenaires internationaux et les institutions garantes des droits humains à se mobiliser pour la défense de la démocratie congolaise.

Rappelons que c’est depuis le mois de mars dernier que le MUDN avait quitté LAMUKA de Martin pour adhérer au Mouvement Radical pour le Changement de Franck Diongo.

ITK

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