
Lundi, 20 octobre 2025-Des tensions internes secouent une fois de plus la société de transport public TRANSCO. Au centre de la tourmente, la Directrice Générale Adjointe ad intérim, Madame Solange Kabedi Odra, accusée par plusieurs sources internes de vouloir coûte que coûte écarter son titulaire, le Directeur Général ad intérim Sylvestre Bilambo Likwey.
Selon plusieurs agents interrogés, la DGA a.i mènerait une véritable croisade contre celui qu’ils décrivent pourtant comme « l’homme de l’innovation et du changement de mentalité ».
Ces mêmes agents estiment que ses attaques répétées viseraient à créer un climat de méfiance et de confusion au sein de l’entreprise, déjà confrontée à de nombreux défis.
Une lettre polémique adressée à la hiérarchie
La récente lettre N° 08 DGA/KOS/TRANSCO/10/2025, adressée par Mme Kabedi à son supérieur hiérarchique et relayée sur les réseaux sociaux avant même sa réception officielle, a mis le feu aux poudres.
Dans cette correspondance qualifiée d’« émotionnelle » par certains cadres, la DGA a.i accuse le DG a.i de manquements dans la gestion de la société.
Or, selon plusieurs sources internes, les griefs qu’elle avance relèvent exclusivement des prérogatives d’un Directeur Général, ce qui traduirait une insubordination manifeste et une volonté de fragiliser la direction actuelle.
Des accusations jugées infondées
Les agents proches du comité de direction réfutent les allégations de mauvaise gestion, soulignant au contraire les efforts de redressement engagés depuis la prise de fonctions de M. Bilambo.
Concernant notamment la prétendue non-tenue des réunions du Comité des Directeurs (CODIR), les sources internes rappellent que 12 réunions ordinaires et 3 réunions spéciales sous forme de task force ont bel et bien eu lieu, la dernière en date remontant au 2 octobre 2025, procès-verbal à l’appui.
Un parcours controversé
Toujours selon des témoignages recueillis, Madame Solange Kabedi Odra traînerait plusieurs zones d’ombre dans son parcours professionnel.
Des vérifications effectuées au sein de l’Université Protestante au Congo (UPC) auraient révélé qu’elle ne serait pas détentrice d’un diplôme en droit, contrairement à ce qu’elle aurait longtemps laissé croire dans son curriculum vitae.
De plus, certaines sources affirment qu’elle serait fonctionnaire active au ministère de la Défense, où elle continuerait de percevoir un second salaire.
Des documents administratifs circulant sur les réseaux sociaux, dont un arrêté et une fiche de paie, viendraient appuyer ces affirmations.
Des comportements décriés
Plusieurs agents dénoncent également les attitudes jugées méprisantes de la DGA a.i à leur égard, évoquant des injures publiques et une gestion autoritaire.
Pour ces employés, sa récente campagne de communication interne et sur les réseaux sociaux, incitant selon eux à la révolte et à l’abandon du travail, viserait uniquement à provoquer une crise pour affaiblir la direction en place.
Des voix s’élèvent au sein de la délégation syndicale pour appeler à la vigilance et à la préservation de la paix sociale au sein de TRANSCO.
Elles exhortent le personnel à ne pas se laisser emporter par des messages d’intox et à continuer de soutenir le processus de redressement engagé par la direction actuelle.



