Mardi, 30 juin 2026-L’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo continue de susciter une vive inquiétude. Les dernières données publiées par l’Institut National de Santé Publique (INSP), arrêtées au 28 juin 2026, font état de 1.307 cas confirmés, dont 377 décès, soit un taux de létalité global de 28,8 %.
Ces chiffres traduisent une crise sanitaire qui reste loin d’être maîtrisée malgré les efforts des autorités sanitaires et de leurs partenaires.
Selon le bulletin épidémiologique, 615 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 180 personnes ont été déclarées guéries. Les équipes de riposte assurent également un suivi des contacts de 81,3 % dans les trois provinces concernées, un indicateur jugé essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.
Le processus de mise à jour des données, basé sur la consolidation des informations provenant des zones de santé, des laboratoires et des structures de prise en charge, permet désormais une photographie plus fidèle de l’évolution de l’épidémie.
La province de l’Ituri reste la plus durement touchée avec 23 zones de santé affectées, notamment Aru, Bunia, Komanda, Mambasa, Mandima, Mongbwalu, Fataki ou encore Nia-Nia.
Le Nord-Kivu demeure sous haute surveillance avec 11 zones de santé concernées, parmi lesquelles Beni, Butembo, Goma, Katwa, Oïcha et Mabalako.
Le Sud-Kivu enregistre une situation relativement plus stable avec 3 cas confirmés et un décès dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Les autorités précisent qu’aucune nouvelle transmission n’y a été observée depuis le 26 mai 2026, même si la surveillance reste maintenue.
Un taux de létalité qui interpelle
Avec 377 décès sur 1.307 cas confirmés, le taux de létalité de 28,8 % demeure particulièrement préoccupant. Même si ce pourcentage est inférieur à celui observé lors de certaines précédentes flambées d’Ebola, il rappelle que la maladie reste extrêmement dangereuse lorsque les patients ne sont pas pris en charge rapidement.
Les autorités sanitaires insistent sur l’importance du dépistage précoce, de l’isolement rapide des cas suspects et du respect des mesures de prévention afin de réduire la mortalité.
Le Gouvernement et l’INSP invitent la population à reconnaître rapidement les signes de la maladie : fièvre soudaine, fatigue intense, vomissements, diarrhée ou saignements inexpliqués.
Ils recommandent également de : se laver régulièrement les mains au savon ou au chlore ; éviter les contacts physiques non essentiels avec des personnes malades ; signaler immédiatement tout cas suspect aux services de santé ; s’informer uniquement auprès des sources officielles afin de lutter contre les rumeurs.
En cas de symptômes suspects, les autorités rappellent que le numéro vert 151 est disponible gratuitement pour orienter les patients et faciliter une prise en charge rapide.
Malgré les progrès enregistrés dans le suivi des contacts et la prise en charge des malades, les chiffres montrent que la lutte contre Ebola demeure un défi majeur dans l’est de la RDC, où la mobilisation des communautés reste un élément déterminant pour freiner la propagation du virus.
ITK


