Jeudi, 9 juillet 2026-La riposte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri traverse une nouvelle zone de turbulences. Depuis ce mercredi, les hygiénistes du Centre de Traitement Ebola (CTE) de l’hôpital CME de Bunia ont suspendu leurs activités pour réclamer plus d’un mois d’arriérés de salaires, une situation qui fait peser de sérieuses inquiétudes sur la poursuite des opérations de lutte contre la maladie.
Ces agents jouent un rôle essentiel au sein du CTE. Chargés de la désinfection des locaux, de la gestion des déchets biomédicaux infectieux et de la sécurisation de l’environnement hospitalier, ils constituent l’un des principaux remparts contre la propagation du virus.
« Ce sont eux qui protègent les malades, le personnel soignant et toute la communauté contre la contamination. Sans eux, le centre devient une véritable bombe sanitaire », confie un cadre de santé sous couvert d’anonymat.
Cette cessation de travail intervient alors que les autorités sanitaires intensifient les efforts pour contenir l’épidémie qui continue de toucher plusieurs zones de santé de la province de l’Ituri.
Réagissant à cette situation, Jacob Asimwe Matali, acteur politique de l’opposition républicaine, a exprimé sa vive préoccupation dans une déclaration rendue publique ce jeudi 9 juillet 2026.
« Cette situation est inacceptable. Elle risque de compromettre tous les efforts que nous déployons depuis des semaines pour contenir l’épidémie », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de garantir de meilleures conditions de travail aux agents engagés dans la riposte.
« La santé de la population ne doit jamais être compromise par des retards de paiement. La lutte contre Ebola exige des actes concrets, du respect envers les agents de santé et une gestion responsable des ressources humaines », a-t-il ajouté.
Jacob Asimwe Matali appelle le gouvernement provincial ainsi que les partenaires impliqués dans la riposte à procéder sans délai au paiement des salaires des hygiénistes afin d’éviter une aggravation de la crise sanitaire.
Cette grève n’est pas un cas isolé. Quelques jours auparavant, les équipes chargées des Enterrements Dignes et Sécurisés (EDS) avaient également suspendu leurs activités pour dénoncer les mêmes retards de paiement.
En l’espace de quelques jours, deux catégories essentielles de personnel de la riposte ont ainsi cessé le travail, une situation qui alimente les inquiétudes quant à la capacité du dispositif sanitaire à maintenir une réponse efficace face à l’épidémie d’Ebola en Ituri.
Jospin wa JORKIM


