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An 1 de Suminwa II : Daniel Mukoko Samba dresse le bilan des réformes économiques !

Jeudi, 3 septembre 2026-Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présenté le bilan de la première année du Gouvernement Suminwa II, mettant en avant les réformes engagées pour renforcer la résilience de l’économie congolaise, surveiller les marchés, protéger le pouvoir d’achat et relancer la production nationale.

À l’occasion de l’exercice de redevabilité marquant l’an 1 du Gouvernement Suminwa II, le patron de l’Économie nationale s’est livré à un état des lieux des principales actions menées par son ministère. Devant la presse, Daniel Mukoko Samba a notamment insisté sur la nécessité pour la République démocratique du Congo de réduire progressivement sa dépendance aux importations en renforçant ses capacités de production.

Selon lui, si le pays reste dépendant de certaines importations, notamment pour le maïs, le riz, le poisson, la viande et les produits laitiers dans les grandes agglomérations, cette dépendance n’est pas totale.

« L’économie congolaise est aujourd’hui mieux connue, mieux surveillée et plus résiliente. Notre responsabilité est de réduire progressivement cette dépendance en reconstruisant les capacités productives nationales », a-t-il déclaré.

TALO, un nouvel outil pour surveiller les prix

Parmi les réformes phares citées par le Vice-Premier ministre figure le déploiement de TALO, un outil numérique permettant de suivre chaque semaine l’évolution des prix des produits de première nécessité.

Lancé en mars 2025 à Kinshasa, le dispositif couvre désormais 17 villes, parmi lesquelles Beni, Isiro, Kolwezi, Likasi, Matadi et Kisangani. Il assure le suivi de 61 produits essentiels, permettant au Gouvernement d’identifier rapidement les hausses inhabituelles et d’intervenir sur les marchés concernés.

Daniel Mukoko Samba a cité plusieurs résultats obtenus grâce à ce mécanisme. À Lubumbashi, le prix du sac de 25 kg de riz, qui avait atteint 45.000 francs congolais, a été ramené dans une fourchette comprise entre 31.000 et 33.000 francs. À Kisangani, le sac de riz de 150 kg est, quant à lui, passé de 720.000 à 520.000 francs après les mesures de régulation prises par les autorités.

Le Gouvernement entend poursuivre cette dynamique. Le système TALO devrait prochainement être étendu à 33 villes, afin de couvrir les principaux centres urbains du pays, à l’exception des zones actuellement affectées par la guerre.

Carburants : contenir l’impact de la crise internationale

La gestion du marché des carburants a également occupé une place importante dans le bilan présenté par le ministre de l’Économie nationale.

Dans un contexte marqué par la flambée des cours internationaux du pétrole, notamment en raison des tensions liées au conflit au Moyen-Orient, le Gouvernement affirme avoir réussi à maintenir les prix des carburants relativement stables pendant plusieurs semaines.

Une légère révision de 200 francs congolais par litre a finalement été appliquée, faisant passer le prix de l’essence à Kinshasa de 2.440 à 2.640 francs congolais.

Daniel Mukoko Samba estime que sans les mesures prises par le Gouvernement, le prix du litre aurait pu atteindre l’équivalent de trois dollars, contre environ 1,15 dollar au moment de son intervention.

Le ministre a également mis en avant l’absence de rupture d’approvisionnement dans le pays.

« Les Congolais ont continué à trouver du carburant dans les stations-service. Le Gouvernement a anticipé la crise et assuré un approvisionnement régulier du marché », a-t-il affirmé.

Autre indicateur avancé : la consommation mensuelle de carburant dans la zone Ouest serait passée d’environ 50.000 m³ au début du Gouvernement Suminwa I à plus de 106.000 m³, une évolution que le ministre associe à la progression de l’activité économique.

Plus de 200.000 opérateurs informels bientôt formalisés

La réforme du commerce intérieur constitue également l’un des chantiers prioritaires du ministère.

Daniel Mukoko Samba a annoncé un programme visant à formaliser plus de 200.000 opérateurs économiques du secteur informel. L’objectif est de leur permettre d’obtenir les documents nécessaires à l’exercice de leurs activités, d’accéder plus facilement aux services publics et de bénéficier de mécanismes de financement.

Cette réforme accompagne la préparation d’un Code de commerce unifié, élaboré avec le ministère du Commerce extérieur. Ce nouveau cadre juridique devrait remplacer plusieurs textes actuellement en vigueur, dont la loi de 1973, devenue selon le ministre difficilement applicable au regard des réalités économiques actuelles.

À travers cette réforme, le Gouvernement entend mieux encadrer les circuits de production, de distribution et de consommation à l’échelle nationale.

Le redressement productif constitue, selon Daniel Mukoko Samba, l’un des principaux piliers de la politique économique du Gouvernement Suminwa II.

Le ministère travaille à la relance des anciens bassins de production agricole en collaboration avec des opérateurs privés, appelés agrégateurs, chargés notamment d’accompagner les producteurs et de restructurer certaines filières.

Plusieurs initiatives sont déjà engagées. Il s’agit notamment de l’opération rizicole de Bumba, qui devrait encadrer près de 30.000 planteurs autour de la Société Rizicole de Bumba, du projet de production de maïs à Boamanda, dans le Sud-Ubangi, avec la CDE Boamanda, ainsi que de la relance de la station agricole de Ngandajika, au Kasaï Oriental.

D’autres interventions sont annoncées dans différents bassins de production à travers le pays.

Le Fonds de régulation économique (FOREC) doit jouer un rôle central dans le financement et l’accompagnement de ces initiatives, avec pour objectif d’accroître la production locale et d’améliorer la compétitivité des produits congolais.

Le maïs du Grand Katanga stabilisé autour de 14 dollars

Le ministre de l’Économie nationale a également évoqué les résultats obtenus dans la stabilisation de certains produits stratégiques.

Il a notamment cité le cas du maïs dans l’espace Grand Katanga. Alors que le sac de 25 kg pouvait atteindre 40 à 45 dollars pendant les périodes de soudure, son prix serait maintenu depuis deux ans autour de 14 dollars, grâce aux mécanismes de régulation mis en place par le Gouvernement.

Des interventions similaires ont été menées dans plusieurs villes et provinces, notamment à Bandundu, Likasi, Kisangani et Lubumbashi, afin de contenir les flambées ponctuelles des prix.

Au terme de son exercice de redevabilité, Daniel Mukoko Samba a réaffirmé la volonté du ministère de poursuivre les réformes engagées.

La stratégie repose désormais sur plusieurs axes : une meilleure surveillance des marchés, la régulation des prix, la sécurisation de l’approvisionnement en produits essentiels, la formalisation du secteur informel et surtout la reconstruction des capacités productives nationales.

Pour le Gouvernement, l’enjeu est de consolider progressivement une économie congolaise plus résiliente, capable de répondre davantage à la demande intérieure et de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations.

ITK

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