Lundi, 26 octobre 2026-Les députés nationaux ont voté à l’unanimité, lors de la plénière de ce lundi, des recommandations demandant à la Première ministre Judith Suminwa de mettre fin aux fonctions de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU). Cette décision fait suite aux conclusions d’une commission d’enquête parlementaire portant sur la gestion financière du secteur.
En République démocratique du Congo (RDC), la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire est dans le viseur de l’Assemblée nationale. À l’issue d’une enquête parlementaire ouverte il y a trois mois, les députés nationaux ont adopté à l’unanimité des recommandations appelant à son départ du gouvernement.
Selon les conclusions de cette commission d’enquête, des irrégularités financières auraient été constatées dans la gestion des quotités issues des frais payés par les étudiants. Ces révélations soulèvent des interrogations sur la transparence et la gestion des ressources financières dans les établissements de l’enseignement supérieur et universitaire.
La Première ministre appelée à agir
Lors de la séance plénière de ce lundi, les élus nationaux ont ainsi décidé de transmettre leurs recommandations à la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa. L’objectif est de demander le départ de la ministre concernée à la suite des faits relevés par la commission d’enquête.
Dès ce mardi, le bureau de l’Assemblée nationale devrait officiellement saisir la Première ministre par écrit afin de lui communiquer les résolutions adoptées par la plénière.
Cette démarche parlementaire place désormais le gouvernement face à ses responsabilités, alors que les députés attendent une suite aux conclusions de leur enquête.
Une décision aux conséquences politiques attendues
Le vote unanime des députés traduit la position de l’Assemblée nationale sur la gestion financière du ministère de l’ESU. Toutefois, la suite de cette procédure dépendra des décisions que prendra la Première ministre à la réception des résolutions parlementaires.
À ce stade, il convient de distinguer la recommandation de l’Assemblée nationale d’une éventuelle décision officielle de révocation. Le départ effectif de la ministre devra être confirmé par les autorités compétentes.
ITK


