
Kinshasa, 1er mai 2025 – Alors que la République démocratique du Congo traverse une phase décisive de pourparlers pour la paix, la perspective de l’ouverture de poursuites judiciaires contre l’ancien Président Joseph Kabila suscite une vive inquiétude dans les milieux politiques et diplomatiques.
Selon plusieurs observateurs dont Ghislain MWANJI KAYEMBE du Parti de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, cette initiative judiciaire, si elle venait à se concrétiser, pourrait s’avérer contre-productive. Non seulement elle risquerait de raviver des tensions politiques internes, mais elle pourrait également compromettre les efforts de pacification dans les zones encore instables, notamment à l’est du pays, où des groupes armés continuent d’imposer leur loi.
« Une telle démarche menace de fragiliser le processus de paix et offre un prétexte inespéré aux groupes rebelles pour justifier la poursuite de leurs activités », alerte l’alliance pour le Changement.
Pour ce parti, la stabilité nationale devrait primer sur toute initiative judiciaire à forte portée politique.
Certains appellent déjà le Président Félix Tshisekedi à la prudence et à faire preuve de retenue. « Le chef de l’État doit reconsidérer ces options politiques et s’entourer de conseillers mesurés, capables de favoriser l’apaisement plutôt que l’escalade », souligne Ghislain MWANJI KAYEMBE.
Pour ces critiques, la démocratie congolaise ne doit pas devenir un champ de bataille pour les règlements de comptes politiques. Elle doit, au contraire, rester le socle d’un État de droit équilibré, fondé sur la justice, mais aussi sur la réconciliation et la paix.
Alors que le pays tente de sortir de décennies de conflit, cette nouvelle controverse pourrait, si elle est mal gérée, remettre en cause les frêles avancées vers la stabilité.
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