Samedi, 20 mai 2026-Les agents de santé mobilisés dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri peuvent enfin souffler. Le Directeur général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), le Dr Kazadi Mwamba, a annoncé ce vendredi 19 juin 2026 le lancement effectif du paiement des primes destinées au personnel engagé dans la riposte.
S’exprimant lors d’un briefing de presse, le patron de l’INSP a confirmé que les premiers décaissements ont déjà été effectués au profit des équipes opérationnelles.
« Le processus de paiement est déjà en cours. Le personnel de la coordination et des centres de traitement a commencé à être payé, et l’opération se poursuivra au fur et à mesure », a déclaré le Dr Kazadi Mwamba.
Selon lui, le retard observé dans le paiement des primes était principalement lié à des contraintes administratives, notamment l’attente de la liste exhaustive des agents impliqués dans les différentes composantes de la riposte. Une fois cette étape franchie, l’INSP a pu enclencher le processus de décaissement.
Cette annonce vient concrétiser l’engagement pris récemment par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, qui avait assuré que tous les professionnels de santé engagés dans la lutte contre Ebola seraient rémunérés.
« La liste de tous les médecins, infirmières et autres personnels impliqués est disponible : ils seront payés », avait promis le ministre lors de sa mission à Bunia.
Les primes majorées annoncées par le gouvernement devraient également être versées suivant le même mécanisme, afin de reconnaître les risques et les sacrifices consentis par les équipes déployées sur le terrain.
Cette mesure intervient dans un contexte où l’Ituri continue de faire face à une situation sanitaire préoccupante. Trente-trois jours après la déclaration officielle de l’épidémie, la province totalise déjà 827 cas confirmés. Dans ces conditions, le paiement des primes apparaît comme un levier essentiel pour maintenir la motivation, renforcer l’engagement des soignants et garantir la poursuite efficace des opérations de surveillance, de prise en charge et de sensibilisation des communautés.
Pour les acteurs de la riposte, cette décision constitue un signal fort de reconnaissance de la part des autorités sanitaires envers les femmes et les hommes qui se trouvent quotidiennement en première ligne dans la lutte contre l’une des maladies les plus redoutables du continent.
Jospin Wa JORKIM


