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Jean-Pierre Kasongo Kabwik élevé au grade de Commandeur par Félix Tshisekedi : de Kaniama-Kasese à Kinshasa, les grandes réalisations d’un général au service de la jeunesse et du développement national !

Vendredi, 28 août 2026-Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a élevé jeudi 27 août 2026 le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik au grade de Commandeur et lui a décerné la médaille du Mérite agricole. Une distinction qui vient couronner l’action du commandant du Service national dans l’encadrement, la formation et la réinsertion des jeunes, mais aussi dans l’agriculture, la production, les travaux d’intérêt public et l’assainissement. Après cette reconnaissance, le général a livré un message fort : pour lui, cette décoration n’est pas un point d’arrivée, mais un encouragement à servir davantage et à poursuivre la transformation de la jeunesse congolaise en « bâtisseurs de la nation ».

La cérémonie de jeudi 27 août 2026 aura marqué une nouvelle étape dans le parcours du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Devant le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le commandant du Service national a été élevé au grade de Commandeur et s’est vu attribuer la médaille du Mérite agricole.

À travers cette distinction, le Chef de l’État reconnaît l’engagement d’un officier dont l’action à la tête du Service national s’est progressivement étendue au-delà du seul cadre militaire.

Encadrement de la jeunesse, formation professionnelle, réinsertion des jeunes en rupture avec la société, développement de l’agriculture, élevage, construction d’infrastructures et, plus récemment, assainissement de Kinshasa : autant de domaines qui ont marqué l’action du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Mais au-delà du grade et de la médaille, cette décoration apparaît surtout comme une reconnaissance du travail accompli par les milliers de jeunes que le Service national présente désormais comme les « bâtisseurs de la nation ».

« Pas un point d’arrivée, mais un encouragement à faire davantage »

Après avoir reçu cette distinction des mains du Chef de l’État, Jean-Pierre Kasongo Kabwik n’a pas adopté le ton d’un homme arrivé au bout de sa mission.

Bien au contraire.

Dans son intervention, le lieutenant-général a choisi de présenter cette reconnaissance comme une nouvelle responsabilité.

« Nous voulons voir dans cette distinction non pas un point d’arrivée, mais un encouragement à faire davantage, à servir encore mieux et à inspirer autour de nous les générations présentes et futures », a-t-il déclaré.

Cette phrase résume à elle seule l’esprit dans lequel il entend poursuivre son action.

La décoration n’est donc pas, à ses yeux, une récompense personnelle venant clore une carrière. Elle constitue plutôt un appel à l’effort, au dépassement et au service de la Nation.

Le général renvoie ainsi le mérite vers tous ceux qui participent à cette œuvre : les cadres du Service national, les encadreurs et surtout les jeunes qui, après avoir été réorientés, sont désormais engagés dans des activités productives et des travaux d’intérêt collectif.

Dans la suite de son propos, Jean-Pierre Kasongo Kabwik a insisté sur l’une des transformations majeures qu’il associe à l’action du Service national.

« Aujourd’hui dans notre pays, cette jeunesse désœuvrée, parfois désespérée et enchaînée par la délinquance s’est transformée en catalyseur du développement durable et intégré de la RDC », a-t-il affirmé.

Le choix de ces mots est particulièrement révélateur.

Le commandant du Service national ne parle plus de ces jeunes uniquement comme d’une population à encadrer ou à réinsérer. Il les présente comme une force capable de contribuer directement au développement du pays.

C’est toute la philosophie du programme qui se trouve résumée dans cette transformation : passer de la délinquance au travail, de l’oisiveté à la production et de la marginalisation au service de la collectivité.

Les jeunes autrefois associés au phénomène « Kuluna » deviennent ainsi, dans le discours institutionnel, des bâtisseurs de la nation.

Kaniama-Kasese, laboratoire de la transformation

Cette vision trouve son expression la plus visible à Kaniama-Kasese, dans le Haut-Lomami.

Sous le commandement de Jean-Pierre Kasongo Kabwik, ce centre du Service national est devenu l’un des principaux espaces d’encadrement et de formation des jeunes.

La méthode repose sur la discipline, la formation civique, l’apprentissage des métiers et le travail productif.

L’agriculture et l’élevage y occupent une place centrale. Les jeunes participent à la mise en valeur des terres et à différentes activités agro-pastorales.

Le travail de la terre devient ainsi à la fois un outil de réinsertion et un moyen de contribuer aux objectifs de production du pays.

Cette orientation explique également l’attribution de la médaille du Mérite agricole au lieutenant-général.

Le Service national affiche désormais des ambitions importantes dans ce secteur, avec notamment l’objectif d’atteindre 50 000 tonnes de maïs en 2027 et 100 000 tonnes à l’horizon 2030.

L’élevage constitue également un autre volet de cette stratégie de production.

Former pour produire, construire et servir

L’expérience de Kaniama-Kasese ne se limite cependant pas à l’agriculture.

L’un des principes mis en avant par le Service national consiste à associer la formation à la pratique.

Les jeunes apprennent des métiers qui peuvent leur permettre de gagner leur vie et de s’insérer durablement dans la société.

Construction, électricité, froid et climatisation, carrelage et autres métiers techniques font partie des compétences développées dans différents programmes de formation.

La construction d’infrastructures au sein même des sites du Service national constitue également un élément important de cette démarche.

Les bâtisseurs participent ainsi à la réalisation d’ouvrages d’intérêt collectif, tout en acquérant une expérience pratique.

L’idée est de faire du travail non seulement un moyen de production, mais également une école de discipline, de responsabilité et de citoyenneté.

L’expérience développée dans le Haut-Lomami a fini par trouver une nouvelle application dans la capitale.

En 2026, les bâtisseurs ont été mobilisés dans le cadre des opérations d’assainissement de Kinshasa.

Le défi est considérable dans une mégalopole confrontée à l’accumulation des déchets, à l’obstruction des caniveaux et à de nombreux problèmes liés à l’entretien des espaces publics.

Plusieurs milliers de jeunes issus du Service national ont ainsi été mobilisés pour participer aux travaux.

Curage des caniveaux, nettoyage des espaces publics, évacuation des déchets et autres opérations d’assainissement sont devenus de nouvelles missions confiées à ces jeunes.

Cette mobilisation constitue l’une des illustrations les plus concrètes du changement de rôle assigné aux bâtisseurs.

Ceux qui étaient hier considérés comme un problème pour la société sont désormais mobilisés pour apporter une réponse à un problème collectif.

« Les réalisations suscitent l’espoir, l’admiration et la joie »

Jean-Pierre Kasongo Kabwik a également insisté, après sa décoration, sur l’impact des réalisations accomplies par ces jeunes.

« Les grandes et marquantes réalisations d’intérêt public accomplies par ces jeunes nommés bâtisseurs de la nation suscitent l’espoir, l’admiration et la joie de tout un peuple », a-t-il déclaré.

Cette phrase constitue l’un des points forts de son intervention.

Elle montre que, pour le commandant du Service national, la réussite du programme doit être mesurée à l’aune de ses effets sur la société.

Il ne suffit pas de retirer un jeune de la rue.

Il faut le former, lui apprendre à travailler, lui donner des responsabilités et, surtout, lui permettre de contribuer à l’intérêt collectif.

C’est cette logique qui relie les différents volets de son action : réinsertion, formation, agriculture, construction et assainissement.

Une vision de la jeunesse comme force de développement

À travers son intervention après la décoration, Jean-Pierre Kasongo Kabwik a également réaffirmé une vision qui constitue le fil conducteur de son action : la jeunesse congolaise doit être considérée comme une force et non comme une charge.

Une jeunesse sans emploi et sans perspective peut devenir vulnérable à la délinquance et à la violence.

Mais une jeunesse encadrée, formée et orientée vers le travail peut, à l’inverse, devenir une composante essentielle du développement national.

C’est cette deuxième voie que le Service national cherche à promouvoir.

La distinction accordée par Félix-Antoine Tshisekedi vient donc donner une reconnaissance institutionnelle à cette orientation.

L’élévation au grade de Commandeur et la médaille du Mérite agricole constituent une reconnaissance importante pour Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Mais ses propres propos indiquent qu’il ne souhaite pas s’arrêter à ce stade.

En parlant d’« encouragement à faire davantage », le lieutenant-général reconnaît que les défis demeurent nombreux.

Il faudra poursuivre l’encadrement de la jeunesse, renforcer la formation professionnelle, accroître la production agricole, développer les capacités d’élevage, multiplier les infrastructures et consolider la réinsertion des jeunes dans la vie active.

À Kinshasa également, l’assainissement demeure un chantier permanent qui exige des efforts continus.

La décoration présidentielle devient donc, dans son esprit, une nouvelle feuille de route plutôt qu’une conclusion.

Inspirer les générations présentes et futures

L’autre dimension importante de son message réside dans son appel à « inspirer » les générations présentes et futures.

Pour Jean-Pierre Kasongo Kabwik, l’expérience des bâtisseurs doit dépasser les seuls jeunes actuellement encadrés.

Elle doit montrer à toute une génération qu’il est possible de changer de trajectoire, de se former, de travailler et de devenir utile à la collectivité.

La transformation d’un jeune anciennement plongé dans la délinquance en agriculteur, maçon, électricien, technicien ou acteur des travaux d’assainissement devient alors plus qu’une réussite individuelle : elle devient un message adressé à toute la société.

Au terme de cette journée du 27 août 2026, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik repart donc avec deux symboles forts : le grade de Commandeur et la médaille du Mérite agricole.

Mais son discours montre qu’il entend partager cette reconnaissance avec tous ceux qui participent à l’œuvre du Service national.

Car derrière le général décoré se trouve une institution qui, depuis Kaniama-Kasese jusqu’aux rues de Kinshasa, cherche à donner une nouvelle orientation à une partie de la jeunesse congolaise.

Et derrière les « bâtisseurs de la nation », il y a surtout des jeunes auxquels le pays tente d’offrir une deuxième chance.

La décoration remise par Félix-Antoine Tshisekedi vient ainsi consacrer un parcours et une méthode.

Mais elle ouvre surtout une nouvelle étape.

Pour Jean-Pierre Kasongo Kabwik, le grade de Commandeur n’est pas un point d’arrivée. C’est un encouragement à servir davantage, à faire mieux et à poursuivre la transformation de la jeunesse congolaise en une force de production, de construction et de développement national.

C’est sans doute là le sens le plus profond de cette distinction : récompenser le chemin parcouru, tout en rappelant que le chantier de la transformation de la jeunesse et du développement de la RDC reste immense.

 

 

ITK

 

 

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