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Kongo Central : 62 kulunas condamnés à la peine capitale, 4 à 20 ans des SPP et 1 acquitté !

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Jeudi, 20 mars 2025-Les rideaux de l’audience foraine tenue par le Tribunal de garnison militaire de Matadi depuis le lundi 17 mars 2025 au terrain Damar de la ville ci-haut citée, sont enfin tombés le mercredi 19 du mois et de l’année en cours. C’était aux environs de 2 heures du matin à l’issue desquelles ledit tribunal, siégeant en procédure de flagrance sous le préside du Lieutenant-colonel Joël Dikoko ayant bénéficié de l’assistance du Sergent-major Penniel Pongo, a enfin rendu le verdict après deux journées successives de jugement au cours duquel nombreux de ces hors-la-loi ont été chargés davantage par leurs victimes.

En effet, sur un total de 67 prévenus bandits urbains communément appelés « kulunas », appréhendés par les forces de l’ordre dans le cadre des opérations « Ndobo », « Zéro kuluna » et « Kumbaki mbi ko » initiées tour à tour par Jacquemin Shabani Lukoo, Constant Mutamba Ntungunga et Dominique Nkodia Mbete, respectivement Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières ; Ministre d’Etat, ministre en charge de la justice et garde des sceaux et Maire de la ville de Matadi, et qui ont tous comparu devant ce tribunal, 62 ont été condamnés à la peine capitale pour terrorisme et association des malfaiteurs, 4 ont été condamnés avec les circonstances atténuantes à 20 ans de servitude pénale principal (SPP) et un seul a été acquitté. Il s’agit de Enock Diangindua.

Toutes ces audiences publiques qui, jour et nuit, ne cessaient de drainer du monde, se sont déroulées en présence du patron de la justice congolaise alors en séjour de travail au Kongo Central ; mais aussi du gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, du ministre provincial Edouard Samba Nsitu en charge de l’intérieur ainsi que du maire Dominique Nkodia Mbete.

La journée de mardi 18 mars n’a pas été du tout repos pour Me Constant Mutamba Ntungunga qui a mené d’intenses activités.

Profitant de son séjour de travail à Matadi, il s’est d’abord rendu personnellement à la prison centrale de Camp Molayi où, dans le cadre de la poursuite des instructions longtemps reçues du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ; lesquelles visent entre autres le désengorgement de tous les centres pénitentiaires de la République Démocratique du Congo, a-t-il procédé à la libération conditionnelle de 89 prisonniers bénéficiaires de la grâce présidentielle du 24 décembre dernier.

Parmi lesquels 80 civils et 9 militaires.
L’occasion faisant le larron, il a fait autant pour un mineur de moins de 10 ans qu’il a trouvé dans cette prison ainsi qu’une autre personne arrêtée et emprisonnée dans des conditions qu’il a du reste jugées très obscures. Séance tenante, les précités ont été du coup relachés par le ministre sans autre forme de procès.

Mais auparavant, le ministre d’Etat de la justice et garde des sceaux, a improvisé une autre activité non de moindre importance s’inscrivant dans la lutte amorcée contre les mauvaises pratiques judiciaires et lesquelles constituent un veritable goulot d’étranglement ne favorisant pas, a-t-il souligné en substance, le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire congolais.

Pour ce faire, au cours des consultations populaires organisées pour la circonstance dans les installations du bassin Damar, toutes les personnes ayant des dossiers brûlants et autres contentieux judiciaires vis-à-vis des tierces voire de l’Etat congolais et qui se sont sentis lésés par un quelconque verdict rendu en leur défaveur, ont été cependant invités à soumettre leurs doléances auprès de nº 1 de la justice à qui elles avaient en outre sollicité son intervention en vue de la recherche des solutions idoines et durables à leurs ennuis judiciaires datant de très longtemps.

De tous ces dossiers brûlants, seuls trois ont retenu la particulière attention de Me Constant Mutamba.

Il s’agit notamment de celui opposant Nzambi Zeyi à la famille Thomas Kiakokua ; celui des familles dont les bâtisses construites dans la concession appartenant à SEP- Congo ont été méchamment détruites par cette dernière entreprise ainsi que celui mettant aux prises un habitant de Matadi à l’Eglise Cité Béthel à travers la paroisse établie aux encablures de « La Paillote » dans la commune de Matadi.

Le ministre qui a été saisi de tous ces dossiers ayant lésé les uns et les autres, a promis de les pénétrer à fond avant de prendre une quelconque décision.

Il convient de signaler qu’à Boma où il s’est rendu depuis hier, le ministre d’Etat en charge de la justice a également assisté à l’audience publique en procédure de flagrance tenue par le Tribunal de garnison militaire de Boma et Bas-Fleuve.

Sur un total de 31 prévenus kulunas ayant comparu ce jeudi 20 mars devant ce tribunal, 12 ont été condamnés à 20 ans de servitude pénale principal et 9 ont été tout simplement acquittés.

Quant aux 10 autres dont 1 mineure, le tribunal s’est déclaré incompétent et les a tous mis à la disposition de leur juge naturel.

Dieudonné MUAKA DIMBI 

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