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RDC : Éric Tshikuma interpelle le ministre de l’Emploi et Travail sur l’efficacité de l’Inspection générale du travail, les contrôles dans les grandes entreprises et la traçabilité des amendes !

Vendredi, 2 octobre 2026-La question de l’efficacité des mécanismes de contrôle du travail revient au cœur du débat parlementaire en République démocratique du Congo. Le député national Éric Tshikuma a déposé, le 15 septembre 2026, au Bureau de l’Assemblée nationale, une question d’actualité adressée au ministre de l’Emploi et Travail.

À travers cette démarche, l’élu entend obtenir des réponses précises sur le fonctionnement et les résultats de l’Inspection générale du travail (IGT) au cours des 24 derniers mois, dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de réformer et de moderniser cet important instrument de protection des travailleurs.

La démarche parlementaire porte notamment sur l’efficacité réelle de l’IGT dans l’accomplissement de ses missions de contrôle, de prévention et de constatation des violations de la législation du travail.

Éric Tshikuma souhaite notamment connaître le nombre de missions effectuées au cours des deux dernières années, leur nature, leur répartition et les principaux résultats enregistrés.

Une attention particulière est accordée aux grandes entreprises, notamment celles opérant dans le secteur minier, où les enjeux liés aux conditions de travail, au respect des obligations légales et à la protection des travailleurs revêtent une importance particulière.

Cet élu de Kinshasa demande ainsi que soient rendus disponibles les rapports des missions de contrôle effectuées, afin de permettre au Parlement d’évaluer l’effectivité des contrôles et les suites réservées aux éventuelles infractions constatées.

Infractions, sanctions et suivi des décisions

Au-delà des opérations de contrôle, la question porte également sur les sanctions appliquées aux entreprises en infraction.

Pour le parlementaire, il est essentiel de disposer d’une vision claire de toute la chaîne : des infractions constatées jusqu’aux sanctions prononcées, en passant par les mesures correctives éventuellement imposées aux employeurs concernés.

Cette exigence vise à apprécier concrètement l’efficacité du dispositif de contrôle et à vérifier dans quelle mesure les obligations prévues par la législation du travail sont effectivement respectées.

L’un des points majeurs soulevés par Éric Tshikuma concerne la traçabilité des amendes perçues à la suite des contrôles de l’Inspection générale du travail.

Il s’agit notamment de savoir quelles sommes ont été effectivement recouvrées, selon quelles procédures, par quels services et quelle a été leur destination.

La transparence sur ces recettes apparaît comme un élément important de la gouvernance du système d’inspection du travail. Elle permettrait notamment de renforcer la confiance dans les mécanismes de contrôle et de s’assurer que les sanctions financières prévues par la loi sont correctement documentées et retracées.

Une interpellation qui accompagne la réforme de l’IGT

Cette démarche parlementaire intervient dans un contexte où la réforme de l’Inspection générale du travail est appelée à renforcer son efficacité, sa modernisation et ses capacités opérationnelles.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a notamment appelé à une réforme de l’IGT visant à améliorer son fonctionnement, ses moyens d’action et ses mécanismes de contrôle.

Pour Éric Tshikuma, cette réforme doit nécessairement s’appuyer sur un état des lieux précis de la situation existante. D’où la nécessité, selon sa démarche, de disposer de données documentées sur les résultats obtenus au cours des 24 derniers mois.

L’enjeu est donc de confronter les ambitions de la réforme à la réalité du terrain : nombre de contrôles réalisés, infractions relevées, sanctions appliquées, amendes recouvrées et mécanismes de suivi mis en place.

À travers cette question d’actualité, le député national entend ainsi placer la protection des travailleurs et le respect de la législation du travail au centre du contrôle parlementaire.

L’objectif n’est pas seulement de disposer de statistiques, mais de permettre à la représentation nationale de mesurer l’efficacité concrète des institutions chargées de faire respecter le droit du travail en République démocratique du Congo.

Dans cette perspective, les réponses attendues du ministre de l’Emploi et Travail devraient apporter des éclaircissements sur le fonctionnement de l’IGT, ses résultats, les difficultés rencontrées et les perspectives de réforme.

Pour Éric Tshikuma, la modernisation de l’Inspection générale du travail doit être accompagnée de transparence, de responsabilité et de résultats mesurables. Une exigence qui vise, en définitive, à mieux protéger les travailleurs et à garantir le respect effectif de la loi en République démocratique du Congo.

 

ITK

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