Samedi , 19 septembre 2026-À l’occasion de l’exercice de redevabilité marquant la première année du Gouvernement Suminwa II, le ministre d’État, ministre du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, a présenté les principales réalisations de son ministère en faveur des populations vivant en milieu rural.
Ce bilan met en lumière plusieurs interventions portant notamment sur la construction d’infrastructures sociales de base, l’accès à l’eau potable, le développement des marchés ruraux ainsi que le désenclavement des territoires à travers la construction et la réhabilitation des routes rurales.
Au cours de cette première année, le ministère du Développement rural a engagé un important programme de reconstruction et de renforcement des infrastructures dans les zones rurales du pays.
Selon les données présentées par le ministre, 68 centres de santé ont été construits dans différentes zones rurales. Ces réalisations viennent s’ajouter aux infrastructures scolaires mises en place dans plusieurs communautés, avec l’objectif de rapprocher les services sociaux essentiels des populations.
Pour le ministère, ces infrastructures répondent à un enjeu majeur : permettre aux populations vivant loin des grands centres urbains d’accéder plus facilement aux services de santé et d’éducation.
Dans le même élan, près de 32 marchés modernes, dénommés centres de négoce, ont été implantés dans différentes zones du pays. Ces espaces ont vocation à faciliter la commercialisation des produits agricoles et à rapprocher les producteurs des circuits d’échange.
Une attention particulière a notamment été accordée à certaines zones frontalières avec la République du Congo et l’Angola, où ces infrastructures doivent contribuer au dynamisme des échanges commerciaux.
Le PRIS et le PRID pour accélérer le développement rural
Le ministre Grégoire Mutshail Mutomb a également mis en avant la poursuite du Projet de Résilience des Infrastructures Sociales (PRIS), considéré comme l’un des programmes structurants de l’action du ministère.
À cette initiative s’ajoute le lancement du Programme de Revitalisation et de Développement intégré (PRID). Ces deux programmes s’inscrivent dans une approche visant à améliorer de manière durable les conditions de vie des communautés rurales.
À travers ces projets, le Gouvernement entend faire du développement rural un véritable levier de croissance inclusive, en agissant simultanément sur les infrastructures, les services sociaux, la mobilité et les activités économiques locales.
Sur le plan des infrastructures routières, le ministère entend également faire évoluer son approche.
Le ministre a réaffirmé la volonté du Gouvernement de privilégier désormais la notion de « routes rurales », qui dépasse la seule logique des routes destinées au transport des produits agricoles.
Cette nouvelle orientation tient compte de l’ensemble des besoins des communautés. Une route rurale doit notamment permettre aux populations d’accéder aux écoles, aux centres de santé, aux marchés, aux points d’eau et aux autres services essentiels.
Cette approche vise ainsi à renforcer la connectivité des territoires et à réduire l’isolement de nombreuses communautés rurales.
Plus de 12 millions de Congolais bénéficient de forages d’eau potable
L’accès à l’eau potable constitue également l’un des principaux volets du bilan présenté par le ministre d’État.
Grâce aux interventions de l’Office hydraulique rural et aux différents projets exécutés dans les provinces, le ministère affirme que plus de 12 millions de Congolais bénéficient désormais de forages d’eau potable installés dans plusieurs territoires du pays.
Les interventions ont notamment débuté dans le Kwango et le Kwilu, avant d’être progressivement étendues au Kongo Central, au Kasaï Central, au Kasaï, à la Lomami ainsi qu’à d’autres provinces.
Pour les autorités, l’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue un enjeu essentiel de santé publique et de développement local, particulièrement dans les zones où les populations restent confrontées à un déficit d’infrastructures hydrauliques.
Au-delà de la construction des ouvrages, le ministère met également l’accent sur leur entretien et leur durabilité.
Dans cette perspective, le Gouvernement a procédé à l’acquisition d’environ 30 ateliers de forage destinés à renforcer les capacités techniques et opérationnelles de l’Office hydraulique rural.
Ces équipements doivent permettre à l’État d’intervenir plus rapidement en cas de panne ou de dysfonctionnement des ouvrages hydrauliques. L’objectif affiché est également de renforcer l’autonomie technique des services publics et de limiter le recours systématique à des prestataires externes pour les opérations de maintenance.
Une stratégie axée sur la proximité
À travers les différentes actions présentées, Grégoire Mutshail Mutomb défend une approche du développement rural fondée sur la proximité et l’amélioration concrète des conditions de vie des populations.
La construction des centres de santé, le renforcement des infrastructures scolaires, l’installation des forages, la création des centres de négoce et la promotion des routes rurales constituent les principaux axes de cette politique.
L’ambition affichée par le ministère est de rapprocher progressivement les services essentiels des communautés rurales et de favoriser leur intégration dans les circuits économiques nationaux.
Ce bilan intervient dans le cadre de l’exercice de redevabilité du Gouvernement Suminwa II, qui entend présenter les actions réalisées au cours de sa première année et mettre en évidence les différents chantiers engagés en faveur du développement du pays.
Pour le ministère du Développement rural, l’enjeu reste désormais de consolider ces acquis, d’assurer la pérennité des infrastructures réalisées et de poursuivre l’extension des programmes aux différentes régions du pays.
ITK


