
Dimanche, 28 décembre 2025-Selon des sources jugées crédibles et proches de la Présidence de la République, le processus d’évaluation du gouvernement a déjà débuté dans la plus grande discrétion. Cette évaluation, menée directement sous l’autorité du Chef de l’État, devrait s’achever au cours du mois de janvier 2026, ouvrant ainsi la voie à la mise en place d’un nouveau gouvernement à partir de février 2026.
Contrairement aux pratiques habituelles, il ne s’agira pas d’un simple remaniement ministériel, mais bien de la fin d’un cycle gouvernemental et de la formation d’une nouvelle équipe, repensée en profondeur pour répondre aux défis majeurs auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
D’après ces mêmes sources, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo entend procéder à une évaluation rigoureuse et sans complaisance des membres actuels du gouvernement.
Les critères principaux portent sur l’efficacité réelle dans la gestion des portefeuilles ministériels ; les résultats concrets sur le terrain ; le respect des principes de bonne gouvernance ; et l’intégrité morale et la probité dans la gestion des finances publiques.
Les ministres jugés inefficaces, incapables de produire des résultats mesurables, ou soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de détournement des deniers publics, devraient être écartés sans ménagement.
Tolérance zéro face à la trahison et aux complicités rebelles
Dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, marqué par l’activisme persistant de groupes armés dans l’Est du pays, le Chef de l’État veut également rompre définitivement avec toute forme d’ambiguïté politique.
Les sources indiquent que tout membre du gouvernement soupçonné de liens avec des groupes rebelles, des réseaux de déstabilisation ou des agendas contraires aux intérêts de la République sera exclu de la future équipe gouvernementale.
Cette orientation s’inscrit dans la volonté présidentielle de resserrer les rangs de l’État et de disposer d’un exécutif totalement aligné sur la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.
Le Président Tshisekedi ambitionne de mettre en place une équipe gouvernementale réduite mais hautement performante, composée de personnalités compétentes, loyales et capables d’agir rapidement.
L’objectif est clair : améliorer la gouvernance, restaurer la confiance de la population et produire des résultats visibles, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’économie, des infrastructures et de la lutte contre la corruption.
Cette nouvelle architecture gouvernementale devra être en mesure de répondre à l’urgence nationale et d’accompagner le pays dans une phase critique de son histoire politique et sécuritaire.
La fin annoncée du gouvernement Suminwa
Dans ce contexte, la mise en place d’un nouveau gouvernement signifie de facto la chute du gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka.
Sa sortie ne s’inscrirait donc pas dans une logique de remaniement, mais bien dans une recomposition totale de l’Exécutif, voulue et assumée par le Chef de l’État.
Il est donc clair que tous les indicateurs convergent vers une reconfiguration majeure du pouvoir exécutif au début de l’année 2026, avec un message fort : l’heure est à la performance, à la loyauté et à la responsabilité.
ITK



