
Mercredi, 3 décembre 2025-À la veille de la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, prévue ce jeudi 4 décembre à Washington, la Présidence de la RDC a tenu à clarifier le contenu réel du document. Lors d’un point de presse conjoint animé aux États-Unis, la porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, accompagnée du porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a fermement réfuté les rumeurs accusant Kinshasa de céder ses ressources minières aux Américains.
« Ce n’est pas la vente des minerais aux Américains », a déclaré Tina Salama, rappelant que la souveraineté de la RDC sur ses ressources naturelles demeure totale et non négociable. Elle a dénoncé des interprétations fallacieuses véhiculées sur les réseaux sociaux, tout en soulignant que l’accord a pour objectif central de consolider la paix à l’Est.
Selon elle, le texte vise à sécuriser les minerais stratégiques, afin d’empêcher qu’ils servent au financement des groupes armés. « Ce n’est pas la paix contre les minerais, c’est la sécurisation des minerais pour priver la guerre de financement », a-t-elle souligné.
Réagissant aux spéculations sur un prétendu “protectorat” ou une tutelle étrangère, la porte-parole a insisté sur le fait que les mécanismes prévus sont « conjoints, équilibrés et encadrés juridiquement », écartant toute idée de perte de souveraineté ou de contrôle externe.
Elle a également écarté les rumeurs faisant état d’un partage du territoire ou de la cession de parcs nationaux. « Les Virungas restent pleinement congolais, sans condition ni exception », a-t-elle assuré.
De son côté, Patrick Muyaya a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à préserver la souveraineté nationale tout en œuvrant à un retour durable de la paix dans l’Est du pays.
ITK



