Okapinews.net
AlertePolitiqueSécuritéUne

Enjeux politiques de l’heure : Richard Muyej Mangez Mans alerte « L’heure n’est plus aux querelles, mais à l’action » !

publicite-candidat

Vendredi, 7 novembre 2025-Dans une tribune au ton lucide et rassembleur, l’ancien gouverneur du Lualaba invite la classe politique congolaise, en particulier l’opposition, à dépasser les divisions pour restaurer la confiance du peuple et impulser un véritable sursaut national.

L’ancien gouverneur du Lualaba et ex-ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez Mans, est sorti de son silence pour livrer une réflexion profonde sur la situation politique actuelle de la République démocratique du Congo.

Dans une tribune intitulée « L’heure n’est plus aux querelles, mais à l’action », il appelle à une prise de conscience collective et à un sursaut moral de la classe politique, qu’il juge trop souvent prisonnière de calculs personnels au détriment de l’intérêt général.

Un constat amer sur l’état de l’opposition

Richard Muyej ne mâche pas ses mots. Il observe avec regret que certaines composantes de l’opposition se laissent entraîner dans des querelles internes et des luttes d’influence, au point de perdre de vue la mission essentielle : offrir une alternative crédible au pouvoir en place.

« Lorsqu’une frange de l’opposition, pour des raisons diverses ou sous quelque prétexte que ce soit, choisit de se prêter au jeu du pouvoir en reprenant à son compte le même narratif utilisé pour affaiblir d’autres composantes de son propre camp, elle participe, consciemment ou non, à l’érosion progressive du front politique auquel elle appartient », déplore-t-il.

Pour lui, cette attitude contribue à consolider le système que l’on prétend combattre et affaiblit considérablement la capacité de l’opposition à incarner une véritable force de proposition et de transformation.

Un appel à la responsabilité et à la lucidité

L’ancien gouverneur du Lualaba estime que le peuple congolais mérite mieux que les querelles d’ego et les calculs politiciens. Il exhorte les leaders à faire preuve de lucidité, de respect et de sens du devoir, des vertus qu’il considère comme indispensables à toute démarche politique sérieuse.

« Notre peuple, qui continue de croire en la capacité de ses dirigeants à incarner le changement, mérite respect, lucidité et sens du devoir », écrit-il, avant d’ajouter : « Les acteurs politiques ont une responsabilité historique : celle de faire des choix clairs et courageux, guidés par les valeurs du dialogue, du respect mutuel et de la cohésion. »

Pour Richard Muyej, la politique doit être perçue non pas comme une compétition d’ambitions, mais comme un service rendu à la nation, fondé sur la discipline, la rigueur et le souci du bien commun.

Restaurer la confiance et corriger la trajectoire

La tribune prend des accents d’avertissement : si l’opposition ne parvient pas à se rassembler, elle risque de perdre toute crédibilité auprès d’une population déjà désabusée.

« Il est encore temps de corriger la trajectoire, de restaurer la confiance et de replacer l’intérêt supérieur du peuple au cœur de l’action politique », martèle-t-il.

Muyej rappelle que l’histoire ne jugera pas les intentions, mais la capacité des dirigeants à surmonter leurs divergences pour construire une alternative solide, cohérente et porteuse d’espérance.

Une critique du pouvoir et de la communication populiste

Tout en appelant à la responsabilité de l’opposition, l’ancien ministre n’épargne pas le pouvoir en place, qu’il accuse d’entretenir une illusion de stabilité à travers une communication populiste déconnectée des réalités vécues par la population.

« J’appelle l’opposition à ne pas se laisser tromper par une illusion de stabilité entretenue par le pouvoir à travers une communication populiste, alors que le pays traverse une crise profonde et multisectorielle », avertit-il.

Il dénonce l’indifférence des dirigeants face à la souffrance du peuple, rappelant que les indicateurs économiques et sociaux témoignent d’une crise systémique touchant tous les secteurs : gouvernance, sécurité, éducation, santé, emploi et infrastructures.

Un plaidoyer pour un dialogue inclusif et sincère

Dans un ton rassembleur, Muyej exhorte les forces politiques à s’unir autour d’une vision commune pour contraindre le pouvoir à engager un dialogue véritable, tourné vers la refondation du pays.

« J’exhorte l’opposition à s’unir autour d’une vision commune afin de contraindre le pouvoir, par un dialogue inclusif et sincère, à rompre avec la culture de prédation et à œuvrer ensemble pour une véritable sortie de crise nationale. »

Selon lui, seule une coalition d’opposition disciplinée, organisée et unie peut espérer ramener le débat politique sur des bases constructives et redonner confiance à un peuple en quête d’espérance.

« J’alerte ! » — Un cri du cœur patriotique

La tribune se conclut par un mot fort : « J’alerte ! », comme pour signifier l’urgence d’un sursaut collectif.

Muyej invite les acteurs politiques de tous bords à mettre fin aux divisions et à faire bloc autour d’un objectif unique : sauver la nation et redonner espoir aux Congolais.

Son message, au-delà des clivages partisans, résonne comme un appel à la responsabilité patriotique et à la réconciliation nationale, dans un contexte où le pays semble plus que jamais confronté à des défis existentiels.

La sortie de Richard Muyej Mangez Mans intervient à un moment charnière où la classe politique congolaise se prépare à de nouveaux réalignements en vue des échéances futures. En insistant sur la cohésion, la discipline et la lucidité, l’ancien gouverneur du Lualaba semble vouloir repositionner le débat sur le terrain de la responsabilité collective, loin des postures de confrontation stérile. Son ton mesuré mais ferme traduit la conviction qu’un renouveau politique est encore possible, à condition que les ambitions personnelles cèdent la place à l’intérêt supérieur de la nation.

ITK

publicite-candidat

Liens Pertinents