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Jacques Tshisekedi chez João Lourenço : Réaction des réactionnaires (Tribune de Steve Mbikayi) !

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Dimanche, 14 septembre 2025-Le 12 septembre 2025, Jacques Tshisekedi, Coordonnateur de la sécurité intérieure à la Présidence de la République, a été porteur d’un message officiel du Président Félix Tshisekedi à son homologue angolais, João Lourenço. Une mission diplomatique classique.

Pourtant, une certaine opposition, relayée par des commentateurs médiatiques et des journaleux péroreurs , souvent plus bruyants que rigoureux, s’en est emparée avec une virulence déconcertante, réduisant le débat à une attaque personnelle.
Pourquoi le frère du Chef de l’État ?

Un poste institutionnel, pas un privilège de sang

Cette question, bien que légitime dans une démocratie, mérite d’être examinée avec rigueur.

Jacques Tshisekedi n’est pas un citoyen ordinaire. Il occupe une fonction stratégique au sein de l’appareil sécuritaire national. À ce titre, il peut, comme tout haut responsable être mandaté pour des missions sensibles ou diplomatiques. Sa proximité familiale avec le Président ne lui retire ni ses droits civiques, ni ses compétences.

Des précédents partout dans le monde

La présence de proches du Chef de l’État dans des fonctions publiques n’est ni une nouveauté, ni un fait propre à la RDC.

•En France, Jean Sarkozy a été conseiller général.

•Aux États-Unis, Ivanka Trump et Jared Kushner ont été conseillers à la Maison Blanche.

•En Ouganda, Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, dirige des unités militaires d’élite…

Ce qui compte, ce n’est pas le lien familial, mais la légalité de la nomination et la compétence de l’intéressé.

Ce que dit la Constitution congolaise

La législation congolaise est claire :

•Article 11 de la Constitution :  » Aucun Congolais ne peut, en matière d’accès aux fonctions publiques… faire l’objet de discrimination en raison de son origine familiale…  »

Il n’existe donc aucune interdiction légale empêchant un membre de la famille présidentielle, congolais de son état, d’exercer une fonction publique, pourvu que les textes soient respectés.

L’opposition en quête de relais symboliques

Ce qui dérange certains, ce n’est pas la mission de Jacques Tshisekedi en elle-même, mais plutôt le vide stratégique d’une opposition qui peine à exister et à proposer une alternative sérieuse.

Après les annonces spectaculaires de M. Nangaa sur la  » marche sur Kinshasa  » en mars 2025, et les prédictions d’exil imminent de la famille présidentielle et d’autres dignitaires du régime, on assiste aujourd’hui à une série d’indignations sur commande.

Tel un homme qui se noie, certains s’accrochent à tout, y compris à des polémiques sans fondement, pour continuer d’exister politiquement.

Un faux débat, un vrai problème de sérieux

Dramatiser un acte administratif normal pour y déceler un scandale relève davantage de la stratégie de diversion que de l’analyse politique. C’est un écran de fumée.

Ce débat aurait pu être utile s’il avait été posé en des termes plus sains. Comment garantir l’éthique publique tout en respectant les droits de chaque citoyen, quelle que soit sa filiation ?

Mais cela supposerait une opposition républicaine, attachée aux principes, au droit, à la vérité. Pas à l’agitation permanente qui la discrédite plus que ne la valorise.

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