
Mardi, 29 janvier 1025-La Belgique a exprimé sa vive inquiétude et son opposition catégorique à la reconduction de la condamnation à mort de Jean-Jacques Wondo, un expert militaire belgo-congolais accusé de tentative de coup d’État en mai 2024 à Kinshasa. Le gouvernement belge a annoncé, lundi 27 janvier, le rappel immédiat de son ambassadeur à Kinshasa pour des consultations, tout en convoquant l’ambassadeur de la République Démocratique du Congo (RDC) à Bruxelles.
Dans un communiqué, les autorités belges ont dénoncé ce verdict comme étant incompréhensible, citant des « faiblesses manifestes des preuves » lors du procès de M. Wondo. La Belgique a renouvelé sa position ferme contre la peine de mort, qu’elle considère comme une atteinte fondamentale au droit à la vie, soulignant une nouvelle fois son opposition au rétablissement du moratoire sur cette peine en RDC.
Outre la condamnation à mort, la Belgique a exprimé de vives préoccupations concernant le respect des droits de la défense et le déroulement du procès. Elle a aussi évoqué son inquiétude croissante concernant l’état de santé de Jean-Jacques Wondo, dont la famille a signalé une détérioration grave de sa condition, avec des symptômes alarmants tels que fièvres, saignements et douleurs aiguës. Le gouvernement belge a exhorté les autorités congolaises à fournir à M. Wondo les soins médicaux nécessaires ou à permettre son évacuation sanitaire.
Jean-Jacques Wondo avait été condamné à la peine capitale en septembre 2024, aux côtés de plusieurs autres accusés, pour son implication présumée dans une tentative de coup d’État, avec une attaque musclée à la résidence de l’homme politique congolais Vital Kamerhe. Bien qu’un témoignage en sa faveur en décembre 2024 avait suscité des espoirs de révision de la sentence, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe a confirmé sa condamnation en appel.
La Belgique a également mis en garde contre les répercussions de ce verdict sur ses relations diplomatiques avec la RDC, précisant qu’elle pourrait réévaluer ces relations à la lumière de cet incident.
Enfin, le gouvernement belge a lancé un appel à la communauté internationale, notamment aux institutions européennes et internationales, pour qu’elles exercent leur influence afin de garantir la protection des droits fondamentaux de M. Wondo.
Article tiré de BETORDC



