Dimanche, 2 août 2026-L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de faire des ravages en République démocratique du Congo. Dans son dernier rapport de situation publié le vendredi 1er août 2026 et arrêté au 31 juillet, l’Institut national de santé publique (INSP) fait état de 3 674 cas confirmés, dont 1 621 décès, soit un taux de létalité de 44,1 %.
Selon l’INSP, cinq provinces restent affectées par l’épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo, où 49 zones de santé sont actuellement touchées.
L’Ituri demeure l’épicentre de la maladie avec 28 zones de santé affectées sur 36, notamment Bunia, Mambasa, Mongbwalu et Komanda. Le Nord-Kivu compte 11 zones de santé touchées sur 34, parmi lesquelles Beni, Butembo et Goma.
Le Sud-Kivu ne recense qu’une seule zone de santé concernée, Miti-Murhesa, où aucun nouveau cas confirmé n’a été signalé depuis 65 jours, laissant entrevoir une évolution favorable de la situation dans cette province. Le Haut-Uélé enregistre 5 zones de santé affectées sur 13, tandis que la Tshopo en compte 4 sur 23, une cinquième zone étant toujours en attente d’harmonisation des données.
L’INSP souligne qu’aucune nouvelle zone de santé n’a été affectée au cours des dernières 24 heures, une situation qui permet aux équipes de riposte de concentrer leurs efforts sur les foyers déjà identifiés.
Sur le plan de la prise en charge médicale, 760 patients sont actuellement hospitalisés ou suivis en isolement. Depuis le début de l’épidémie, 666 personnes ont été déclarées guéries.
Le rapport indique également que le taux de suivi des contacts atteint désormais 78 %. Bien qu’en progression, ce niveau reste inférieur aux objectifs fixés par les autorités sanitaires pour interrompre efficacement les chaînes de transmission.
Les activités de surveillance épidémiologique et de laboratoire se poursuivent de manière soutenue à travers les provinces concernées. Les équipes de riposte continuent d’investiguer les alertes et d’analyser les échantillons afin d’assurer une détection rapide des nouveaux cas.
Parallèlement, les actions de communication sur les risques et d’engagement communautaire se poursuivent à travers les visites à domicile, les dialogues communautaires, les causeries éducatives et les émissions radiophoniques. Ces initiatives visent à renforcer l’adhésion des populations aux mesures de prévention, malgré les résistances qui persistent dans certaines localités.
L’Institut national de santé publique reconnaît toutefois que plusieurs centres de traitement restent soumis à une forte pression en raison de l’afflux de patients, nécessitant un renforcement des capacités en personnel, en équipements et en logistique.
Enfin, l’INSP rappelle que les statistiques publiées demeurent provisoires et peuvent être révisées à la suite des opérations de nettoyage, de reclassification et d’harmonisation des données dans la base nationale DHIS2.
ITK


